ÉCONOMIE Gilets jaunes: 26.000€ pour les commerçants de Saxe, Guillotière et Jean-Macé

Photo Progrès /Joel PHILIPPON
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Avenue de Saxe, manifestation des Gilets Jaunes.  Photo Progrès /Joel PHILIPPON
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Il n’y a pas que la Presqu’île qui a été touchée par le mouvement des Gilets jaunes. Les commerçants des secteurs Guillotière, Saxe Gambetta et Jean-Macé ont subi, eux aussi, une forte baisse de fréquentation et de chiffre d’affaires, quand les cortèges ont été sortis du cœur de ville. Ils vont bénéficier de la gratuité des terrasses durant trois mois, cet été.

Cela faisait quelques semaines déjà que les professionnels du quartier espéraient un coup de pouce de la mairie. Il a été officialisé lors du dernier conseil municipal qui a validé l’accompagnement exceptionnel des commerçants et artisans du secteur Guillotière, Saxe Gambetta, Jean-Macé sous la forme de mesure d’exonérations d’occupation commerciale du domaine public.

Une aide qui intervient dans le cadre du mouvement des Gilets Jaunes qui dure depuis le 17 novembre et impacte l’activité commerciale du centre-ville de Lyon. Soucis de trésorerie, pertes de chiffre d’affaires, chômage technique, liquidation… Alors qu’en février, on parlait de « mort lente » des commerçants en Presqu’île , notamment, dans le Sud Bellecour, ils sont encore nombreux à se trouver dans la zone rouge, aujourd’hui.

Malgré une situation qui se normalise, il semble désormais compliqué de faire revenir les clients qui avaient déserté le centre-ville.

Les commerçants de la Presqu’île déjà aidés

«Pour répondre à cette situation exceptionnelle et accompagner les commerçants lyonnais», selon les mots de la délibération, la Ville avait déjà fait le choix de geler l’augmentation prévue de 4,5% de la redevance liée aux fonds de commerces (terrasses, étalages, enseignes) pour l’ensemble des commerces de Lyon et de faire une croix sur les 200.000€ que cela aurait dû lui rapporter.

Par ailleurs, des mesures exceptionnelles d’exonérations de redevance d’occupation du domaine public avaient été prises, en mai dernier, pour les commerçants des 1er et 2e arrondissements. Ce qui représentait encore 490.000€ de recettes non réalisées pour la Ville.

Ville qui vient d’acter de mettre encore la main à la poche pour aider les établissements d’une partie des 3e et 7e arrondissements sous la forme d’un dégrèvement exceptionnel de 3 mois des montants des factures d’occupation commerciale du domaine public au titre des terrasses et étalages.

Les commerces cours Gambetta, à l’angle de Saxe-Gambetta, de l’avenue Jean-Jaurès à Jean-Macé, Du quai Claude-Bernard à l’avenue Berthelot, et de l’avenue Berthelot à la place Jean-Macé. Manque à gagner pour la ville : 26.000€.

Les nuisances se déplacent avec les manifs

Une manière de reconnaître que la Presqu’île n’est pas le seul quartier à avoir été pénalisé par les manifs chaque samedi. Et pour cause. Si les six premiers mois, les événements se concentraient au cœur du second arrondissement mettant en péril l’équilibre financier des commerçants entre les Terreaux et le bas de la rue Victor-Hugo, le fait est que le problème s’est déplacé lorsqu’en avril, la préfecture a commencé à prendre un arrêté chaque samedi pour interdire les manifestations en Presqu’île.

Les cortèges s’étaient alors reportés sur les grands axes de la rive gauche: situés sur le parcours, les commerces avaient subi une forte baisse de fréquentation puisqu’ils avaient dû régulièrement fermer leurs terrasses en raison des débordements. Sans compter les dégradations…

Tatiana VAZQUEZ

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