METROPOLE Élection : Emmanuel Macron en chef de campagne à Lyon

David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon, le président de la République, Emmanuel Macron, et le maire de Lyon, Gérard Collomb, se sont retrouvés lundi chez Safran, à Villeurbanne.  Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON
David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon, le président de la République, Emmanuel Macron, et le maire de Lyon, Gérard Collomb, se sont retrouvés lundi chez Safran, à Villeurbanne. Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON
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David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon, le président de la République, Emmanuel Macron, et le maire de Lyon, Gérard Collomb, se sont retrouvés lundi chez Safran, à Villeurbanne.  Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON Photo Progrès /DR

À neuf mois des municipales, le chef de l’État a décidé de s’inviter dans la campagne entre les deux candidats LaREM pour la présidence de la Métropole de Lyon. Gérard Collomb et David Kimelfeld restent malgré tout déterminés, aucun ne cède.

Dimanche soir, peu après le sacre des Américaines au stade de Lyon, Emmanuel Macron est venu échanger avec son ancien ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, lors d’un dîner chez Léon de Lyon. Marcheur du premier jour, il a quitté le gouvernement en octobre 2018 pour revenir à Lyon et préparer les municipales avec pour objectif de revenir à la tête de la Métropole. Mais, son ex-dauphin qui lui a succédé, David Kimelfeld, ne voit pas les choses du même œil. Les deux hommes visent l’investiture de La République en marche et en appellent à l’arbitrage d’Emmanuel Macron.

Des sourires de façade entre Gérard Collomb et David Kimelfeld

Lundi matin, c’était au tour du président de la Métropole de Lyon, David Kimelfeld, de s’entretenir avec le Président, le temps d’un petit-déjeuner à la préfecture du Rhône.

Lundi à midi, les trois protagonistes se sont retrouvés pour une visite présidentielle d’usine à Villeurbanne). À voir Gérard Collomb et David Kimelfeld sourire ensemble, on pouvait presque penser que la hache de guerre était enterrée entre les deux hommes. Que leur entretien respectif avec Emmanuel Macron avaient apaisé les tensions.

Le président de la République assure ne pas avoir profité de son déplacement rhodanien pour arbitrer l’investiture. «Je suis venu dimanche pour le football et ce formidable mondial féminin […] Ce [lundi] matin, on est là sur une formidable aventure industrielle, le choix de Safran d’investir en France, à Feyzin», a déclaré le chef de l’État.

Avant d’embrayer sur le duel Collomb/Kimelfeld : «Mon souhait, c’est aussi que l’ensemble de celles et ceux qui ont des fonctions éminentes ici se mettent tous ensemble autour de la table. Je sais qu’ils le feront et dans les prochaines semaines, les choses avanceront. Je veux qu’ils agissent ensemble […] Ils auront à s’exprimer, mais je sais que les bons choix seront faits.»

Emmanuel Macron a exprimé la nécessité de trouver des pistes de rassemblement. "Il est important que notre Métropole et la Ville de Lyon puissent rester dans cette majorité [présidentielle]", livre David Kimelfeld, à l’issue de son entretien. "Il n’était pas là pour trancher, il était là pour écouter, pour prendre en compte ce qu’a été cette Métropole et cette Ville et ce qu’elles doivent être demain.»

Réconciliation ?

«On verra bien comment les choses se passeront […] On arrivera peut-être à se mettre d’accord avec David Kimelfeld», confie, de son côté, Gérard Collomb, en marge de la visite. Il est revenu sur son dîner avec le chef de l’État : «Je lui ai parlé de la Métropole. Il ne me l’a pas déconseillée. Je pense que les choses se sont très bien passées.»

Le premier magistrat de la Ville de Lyon juge normal que le chef de l’État «regarde un peu ce qu’il se passe dans les villes, en particulier Lyon, qui fut à un moment donné le départ de l’élan présidentiel».

Dans les coulisses, il semble que les deux camps restent irréconciliables. Il faudra certainement attendre la rentrée pour connaître l’issue de la candidature lyonnaise. Des proches de chaque clan avancent déjà que l’arbitrage ne résoudra pas tout.

Damien LEPETITGALAND avec Jérôme MORIN

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