Formation Métiers du numérique: à Lyon, l’école du Medef mise sur l’alternance

Dans la région, entre 8 000 et 15 000 profils numériques feraient défaut en entreprises. Photo d’illustration Progrès
Dans la région, entre 8 000 et 15 000 profils numériques feraient défaut en entreprises. Photo d’illustration Progrès

La formation en alternance sur les métiers du numérique initiée par le Medef AuRA, à Lyon, est confortée : deux promotions seront sur les rails à la rentrée.

«Nous sommes partis d’un constat simple que tout le monde fait: la pénurie de compétences dans le domaine digital. Il y a un vrai sujet, explique Stéphane Flex, délégué général du Medef AuRA. Nous nous sommes demandé comment apporter notre pierre à l’édifice.»

600 heures de cours et 65 % de temps de formation en entreprise

Cette pierre à l’édifice ? Elle a pris la forme d’une formation en alternance aux métiers du numérique proposée à Lyon (sur le campus Région du numérique) par l’organisation patronale et ses partenaires.

The Nuum Factory, école dirigée par Stéphane Flex, a été lancée il y a un an avec huit personnes en formation. L’essai a été transformé, puisque deux promotions (avec une trentaine d’alternants au minimum) verront le jour à la prochaine rentrée, mi-octobre.

L’idée est ici de former des «activateurs de la transformation digitale», pour répondre aux besoins croissants de toutes les entreprises de faire évoluer leur modèle d’affaires grâce au digital.

Les futurs experts de la transformation digitale, pour lesquels la formation sur un an est gratuite (et rémunérée car en alternance) suivent 600 heures de cours et passent 65 % de temps de formation en entreprise. Les candidats, à bac + 5, peuvent être de jeunes diplômés, toutes filières confondues, mais aussi des salariés et des demandeurs d’emploi, qui passeront, outre un comité de sélection, un job dating (le 8 juillet) avec les entreprises partenaires.

Sur AuRA, entre 8.000 et 15.000 profils numériques feraient défaut en entreprises et entre 5.000 et 6.000 dans le Rhône. «Des besoins sous-évalués», d’après Stéphane Flex.

Valérie BRUNO

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