Circulation Après la rue Herriot, le périmètre d’interdiction peut-il être étendu ?

Les nuisances se sont déportées vers la rue Émile-Zola. / Photo Progrès   /Michel NIELLY
Les nuisances se sont déportées vers la rue Émile-Zola. / Photo Progrès /Michel NIELLY

La rue Édouard-Herriot a été fermée à la circulation la nuit entre 22 heures et 4 heures du matin pour rassurer les riverains face aux incivilités. Mais selon les habitants, ces nuisances se sont déplacées vers la rue Émile-Zola.

Les draps, peu à peu, se font de plus en plus nombreux. De toutes les tailles, ils s’affichent aux fenêtres de la rue Édouard-Herriot et de ses abords. Dessus, on peut lire les mots « Presqu’île en colère » du nom du collectif qui s’est monté pour dénoncer les rodéos, les passages nocturnes de véhicules bruyants ou de deux roues pétaradantes, qu’ils subissent les vendredis et samedis soir. Pour y remédier, la mairie avait décidé de fermer cette rue à la circulation, ces soirs-là entre 22 heures et 4 heures du matin. Un dispositif accompagné d’une présence renforcée de policiers, faisant le guet et interdisant à quiconque d’y entrer, à l’exception des riverains, taxis, secours, bus et cyclistes.

« L’arrêté municipal est défaillant »

Si les riverains ont vu cette mise en place d’un bon œil, le fait est qu’elle n’a pas tout réglé. Sur Facebook continuent de circuler, des images vidéo capturées depuis le haut des immeubles, par des habitants. On y voit des gens visiblement éméchés, vociférer des insanités. On voit que les rodéos peuvent toujours, certains soirs, être d’actualité. Surtout, des riverains de rue adjacente affirment que le problème des nuisances, s’est en réalité déplacé. C’est le cas rue Émile-Zola où l’on déplore l’augmentation de nuisances sonores depuis que le maire a pris un arrêté pour fermer la rue Édouard-Herriot à la circulation. Impacts collatéraux.

« Nous ne pouvons que nous en féliciter », écrivent des habitants de cette rue, dans un courrier adressé au maire de Lyon, Gérard Collomb, avant d’ajouter : « Mais l’arrêté municipal est défaillant car il n’a fait que déplacer le problème dans cette rue où résident également des habitants. Il n’y a pas que des boutiques et des bureaux. Si Lyon est une ville apaisée, la Presqu’île et notamment la rue Émile-Zola sont bien devenues un enfer. » Ils lui demandent d’étendre, « au plus tôt » cette interdiction de circulation à la rue Émile-Zola « car ces agissements nuisent gravement à notre santé en portant atteinte à notre sommeil. »

T. V.

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