Urbanisme Avec Le Champ, la Confluence se termine... en forêt

Les premières plantations ont été réalisées par les enfants d’une école du quartier.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Les premières plantations ont été réalisées par les enfants d’une école du quartier.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Photo Progrès /David TAPISSIER
Photo Progrès /David TAPISSIER
Les premières plantations ont été réalisées par les enfants d’une école du quartier.  Photo Progrès /David TAPISSIER Photo Progrès /David TAPISSIER

S’étendant sur 6 hectares, Le Champ s’intègre au cœur de la phase 2 du projet Confluence : une forêt d’un millier d’arbres va s’installer progressivement dans le bout de la pointe entre Rhône et Saône. Elle mettra au moins 15 ans à s’épanouir réellement.

Ancien baston des activités industrielles, commerciales et logistiques de Lyon, la pointe sud de Confluence marque une extrémité du centre-ville de Lyon, qui se termine entre Rhône et Saône.

L’occasion pour la SPL Lyon-Confluence , qui réalise le projet pour le compte de la Métropole de Lyon, de tenter -sur cette surface de 6 hectares- une démarche originale : réintégrer un grand espace de nature, en intégrant des bâtiments, tout en permettant à la faune et la flore locale de s’épanouir. Un vaste projet de forêt… qui répond au doux nom de Champ !

«Un refuge de biodiversité»

« L’objectif du Champ, c’est d’être un lieu apaisant pour les visiteurs, mais également un refuge de biodiversité », explique Bertrand Vignal, directeur de l’agence BASE à qui a été confié l’aménagement. « Nous souhaitons développer ce lieu pour la fertilisation...De manière raisonnée et durable ».

Sur le plan purement urbanistique le Champ, de principe, va limiter l’étalement urbain. Quelques constructions neuves, d’autres réhabilitées, mais le tout avec mesure : le lieu est avant tout un parc, pensé en tenant compte du réchauffement climatique.

Une présence végétale qui se veut rafraîchissante, dans ce quartier très urbanisé, qui apportera une réponse aux îlots de chaleurs urbains.

La station Mue comme ambassadeur

Évidemment, parler de bois, de forêt paraît assez optimiste aujourd’hui. Mais l’objectif est ambitieux et la station Mue installée cours Charlemagne depuis septembre 2018 en est un parfait ambassadeur.

Laboratoire à ciel ouvert d’expérimentations sociales, culturelle et écologique, elle accueille tous les curieux.

Conçue pour accompagner l’aménagement et la transformation du secteur du Champ, elle va évoluer au fil des années et permettre aux habitants de s’approprier le lieu. Progressivement, des parcelles vont être construites et s’intégreront au mieux dans ce décor végétal.

Vers une ville durable

La construction du Champ répond évidemment un enjeu environnemental et ne doit pas se contenter d’être décorative. La création d’un sol fertile sur place, la fabrication de béton 100 % issus de l’économie et recyclés, l’implantation réfléchie et raisonnée des essences pour permettre à la faune de se développer et enfin l’intégration, sur place, de noues permettant la récolte de l’eau de pluie sont autant de briques pour construire cette palette végétale.

Les premières plantations ont été réalisées par les enfants d’une école du quartier. La forêt va prendre forme… mais elle mettra au moins 15 ans à s’épanouir réellement. Une renaturisation progressive, symbole de la ville de demain…

David TAPISSIER

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