Exposition Lyon: le Zoo Art Show II révèle son côté bestial

Au second étage, on se prend une gifle en pénétrant la jungle urbaine, pièce maîtresse de l’exposition.  Photo Le Progrès /Philip Reichsrath
Au second étage, on se prend une gifle en pénétrant la jungle urbaine, pièce maîtresse de l’exposition. Photo Le Progrès /Philip Reichsrath
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Au second étage, on se prend une gifle en pénétrant la jungle urbaine, pièce maîtresse de l’exposition.  Photo Le Progrès /Philip Reichsrath  Photo Le Progrès /Philip Reichsrath  Photo Le Progrès /Philip Reichsrath  Photo Le Progrès /Philip Reichsrath  Photo Le Progrès /Philip Reichsrath  Photo Le Progrès /Philip Reichsrath  Photo Le Progrès /Philip Reichsrath  Photo Le Progrès /Philip Reichsrath  Photo Le Progrès /Philip Reichsrath  Photo Le Progrès /Philip Reichsrath  Photo Le Progrès /Philip Reichsrath

Il avait promis qu’il reviendrait. Il tient toutes ses promesses. Le Zoo Art Show, édition 2019, rouvre ses portes ce samedi 29 juin, dans l’ancienne maison de la Croix-Rouge, rue de Créqui. Entre état brut et état sauvage, l’exposition dédiée à l’art urbain contemporain est d’une énergie folle, propre à ces artistes que personne encore n’a mis en cage.

Ambiance jungle. Jungle urbaine. Il y a des plantes, nombreuses, aussi grosses que grasses qui encombrent l’entrée repeinte en rose et donnent l’impression que rien n’est encore achevé. Ce n’est pas qu’une impression, d’ailleurs. On est large : il reste encore quelques jours avant que le prochain Zoo Art Show n’ouvre ses portes aux premiers visiteurs. C’est peu mais les gens qui s’activent là, aiment ça, travailler dans l’urgence, mobiliser les énergies sur un temps très court. C’est grisant, excitant. Comme ce que laisse deviner la visite en avant-première que l’on fait, ici, dans cette ancienne maison de la Croix-Rouge, rue de Créqui, au beau milieu du 6e arrondissement.

Kalouf, Agrume, Aéro et les autres

On connaît bien l’immeuble bourgeois, à l’état d’abandon, murs bruts, plafond déchiré et cage d’escalier en colimaçon, pour l’avoir arpenté l’an dernier à l’occasion de la première édition du Zoo Art Show. Le décalage entre ce lieu, au passé cossu, et les artistes qui y exposaient n’était plus aussi évident, comme si finalement l’un et l’autre se répondaient dans une œuvre d’art globale. On avait aimé que ce ne soit pas seulement un festival de murs peints mais plutôt une balade au milieu de la culture urbaine avec des artistes issus du graffiti, du street art ou du vandal. Le public avait accroché : 35 000 personnes en trois mois étaient passées par là.

Encouragé par le succès, Folks, société d’ingénierie culturelle et de promotion artistique, remet le couvert durant deux mois à partir de ce samedi 29 juin et présente « une nouvelle exposition articulée autour de scénographies inédites présentant les œuvres d’une trentaine de graffeurs, peintres, illustrateurs, photographes et sculpteurs locaux, français et internationaux, reconnus comme émergeants s’exprimant sur des supports variés, parfois déroutants. » Voilà pour le résumé.

Crocodiles, gorilles, rhinocéros, girafes…

C’est la même adresse. Pas le même lieu. Ce jour-là, dans le sillage d’Antoine Roblot, l’un des organisateurs de la manifestation, on reconnaît le décor sans vraiment le reconnaître non plus. « Tout a changé ou est en cours de changement par rapport à l’année dernière. On s’est amusé à le réinventer », dit-il. Aéro, le graffeur hyperréaliste, est passé par là. Travail en cours pour Kalouf dont le pélican, l’an dernier avait fait son petit effet. Agrume, lui, a terminé ou presque. Ses corbeaux de l’an passé ont laissé place à des papillons. Pant a bien avancé avec ses œuvres d’art en 3D. Impackt, pour sa part, n’a pas commencé. On annonce aussi Chanoir, Decasa, Dizaster, Koey, Nasty, Pant, Sphinx, Tank & Popek ainsi qu’une bande-son mixée spécialement pour l’événement par le DJ Groovespark. Un condensé d’art urbain et partout, l’odeur de la peinture en bombe.

Au second étage, on se prend une gifle en pénétrant la jungle urbaine, pièce maîtresse de l’exposition. Crocodiles, gorilles, rhinocéros, girafes, lions et hippopotames en mettent plein les yeux. C’est sauvage comme l’art qui s’affiche là. Impertinent et libre comme la street culture. D’une énergie folle, propre à ces artistes que personne encore n’a mis en cage. C’est le zoo. On n’en dira pas plus pour ne pas gâcher l’effet de surprise… Au moment de partir, on se retourne dans la rue et l’on aperçoit, au dernier étage, la tête énorme, d’un ours, qui dépasse de la fenêtre.

L’exposition ouvre ses portes le samedi 29 juin à 14 heures au 61 rue de Créqui (Lyon 6e). Gratuit chaque week-end. Possibilité de visites commentées et privées. Événements ponctuels les jeudis. Soirée caritative jeudi 18 juillet de 18 heures à 22 heures avec le collectif, « les Héros des Hostos » qui visent, à travers des actions culturelles, à collecter des fonds pour améliorer les conditions d’hospitalisation des enfants.

Tatiana VAZQUEZ

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