Lyon 6e Marie Ortega et son équipe veillent sur 11 000 pieds de rosiers

Marie Ortega, 23 ans, pilote avec passion une équipe motivée. Photo Progrès /Sylvie SILVESTRE
Marie Ortega, 23 ans, pilote avec passion une équipe motivée. Photo Progrès /Sylvie SILVESTRE

Immersion à la Tête-d'Or dans le monde des roseraies pour découvrir le quotidien de Marie Ortega, responsable des lieux.

Originaire de l’Ain, Marie Ortega, 23 ans seulement, s’est engagée corps et âme dans sa passion pour les jardins, c’est ce qui lui vaut de s’être vu confier il y a dix-huit mois la responsabilité des deux roseraies du parc de la Tête d’Or (1). « J’ai passé un bac pro puis un BTS aménagement paysager au lycée horticole de Dardilly, avant de poursuivre à Grenoble avec une licence axée sur le développement durable, la biodiversité et la gestion d’aménagement paysager. »

« On n’a pas l’impression d’être en ville »

Les espaces verts de la Ville de Lyon font le pari de la jeunesse ; un choix bien en phase avec la nécessité de gérer l’environnement différemment, et à l’heure du zéro phyto.

Après avoir affronté tant de résistances, quelle agréable surprise d’entendre cette “millennial” annoncer tout simplement : « je n’ai jamais employé un herbicide ou un insecticide de ma vie ! Et la partie Nord du parc dont j’ai la charge, est la seule sans arrosage intégré ; on s’adapte au jour le jour à des besoins fluctuants. »

Son équipe compte sept hommes et trois femmes qui œuvrent en binôme sur des secteurs définis. « Nous sommes quasiment tous arrivés en même temps, il a fallu tout mettre en place ; un challenge stimulant pour une équipe soudée ».

Quant au regard que porte Marie sur le parc : « C’est un pur bonheur, on n’a pas l’impression d’être en ville. Les usagers sont respectueux, ils reconnaissent à sa juste valeur le travail des vrais jardiniers que nous sommes. L’entretien et la propreté nous incombent aussi. Le parc est très populaire auprès des Lyonnais, nous recevons beaucoup de félicitations. La rose et Lyon, c’est une histoire de cœur de longue date… Au-delà, la rose est tout un symbole dans notre culture. »

(1) À l’exclusion de la roseraie historique, qui dépend du jardin botanique.

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