Mobilité David Kimelfeld veut rendre piétonnier l’hyper centre de Lyon

L’expérimentation se déroulera du 21 septembre 2019 à janvier 2020.  Photo Progrès   /Joël PHILIPPON
L’expérimentation se déroulera du 21 septembre 2019 à janvier 2020.  Photo Progrès /Joël PHILIPPON

Le projet se situe entre les Terreaux et le nord de Bellecour. Une concertation sera lancée le 9 juillet, puis une expérimentation, un samedi par mois, dès septembre.

«Une attractivité commerciale qui s’effrite», «des conflits d’usage entre voitures, piétons et cyclistes», «trop de nuisances sonores liées à la circulation», «une Presqu’île qui n’a pas bougé depuis longtemps», «un air pollué». Fort de ces constats, David Kimelfeld a lancé mercredi soir la piétonnisation de la Presqu’île de Lyon entre les Terreaux et le nord de Bellecour, sur toute sa largeur. La rue Grenette resterait toutefois circulante pour les véhicules, pour permettre une traversée Est Ouest.

Piétonnisation définitive envisagée en septembre 2021

Dans cette zone piétonne, ouverte aux modes doux, les entrées aux parkings souterrains situés dans le périmètre seraient toujours possibles ainsi que l’accès au stationnement en voirie pour les riverains. Dans les rues, taxis et transports en commun seraient également autorisés à rouler.

La concertation publique débutera le 9 juillet prochain et l’expérimentation grandeur nature, un samedi par mois pendant six mois, commencera le 21 septembre. En janvier 2020, correspondant à la fin de la concertation, le président de la Métropole envisage une « zone de trafic limité ».

« Lutter contre les îlots de chaleur »

« Grâce à la concertation, nous verrons s’il faut élargir le périmètre ou au contraire le limiter », précise l’élu. La piétonnisation définitive, envisagée en « septembre 2021 », nécessitera « des investissements et aménagements de la Métropole », comme « des trottoirs mis à niveau », « davantage de mobilier urbain », « des dispositifs de sécurité pensés » et « une végétalisation accrue pour lutter contre les îlots de chaleur ».

Le projet sera travaillé «en étroite collaboration avec les commerçants et les élus de la Ville de Lyon», poursuit David Kimelfeld.

Les 58 autres communes de l’agglomération ne sont pas oubliées, si elles souhaitent mettre en œuvre des zones 30 km/h ou même entamer un processus de piétonnisation. «Ce que nous pouvons expérimenter à Lyon, nous pouvons le faire ailleurs», conclut l’élu.

Sophie MAJOU

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