VITICULTURE À la vigne et en cave, elles assurent!

Élise Renaud, avec son mari Benoît Salel, défend les cépages autochtones de l’Ardèche.  Photo Progrès /Antonio MAFRA
Élise Renaud, avec son mari Benoît Salel, défend les cépages autochtones de l’Ardèche.  Photo Progrès /Antonio MAFRA
“Imag’inaïre”,  un 100 % marsanne très minéral  sur des arômes de café et de chèvrefeuille. Photo Progrès/DR
“Imag’inaïre”, un 100 % marsanne très minéral sur des arômes de café et de chèvrefeuille. Photo Progrès/DR
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Élise Renaud, avec son mari Benoît Salel, défend les cépages autochtones de l’Ardèche.  Photo Progrès /Antonio MAFRA “Imag’inaïre”,  un 100 % marsanne très minéral  sur des arômes de café et de chèvrefeuille. Photo Progrès/DR Photo Progrès/DR

Femmes Vignes Rhône fête ses 15 ans. L’occasion de faire connaissance avec ces vigneronnes au caractère bien trempé, et leurs vins.

Présidée par Françoise Roumieux, Femmes Vignes Rhône regroupe aujourd’hui une trentaine de membres, pour la plupart des domaines familiaux. L’aventure a commencé en 2004, lorsque Inter Rhône incite certaines d’entre elles, à l’image des Étoiles du Beaujolais, à se regrouper. L’idée ? Qu’elles sortent de l’ombre de leurs époux. L’objectif est aussi de favoriser l’émergence des femmes dans un secteur où la parité progresse mais a encore beaucoup de sillons à labourer pour s’imposer.

Convivialité et solidarité

« Au début, nous nous sommes cantonnées à faire des salons professionnels en commun pour diviser les coûts par deux, explique Françoise Roumieux. Progressivement la convivialité et la solidarité ont renforcé les liens qui nous unissent. »

Cette ambiance se traduit-elle dans la bouteille ? « Si vous parlez de vins féminins, c’est de la pure poésie, rétorque-t-elle. Il existe des vins fins ou plus taniques et opulents. Mais ce n’est pas parce qu’on est une femme qu’on va faire des vins plus élégants. »

Pour preuve, la diversité des vins que nous avons testés lors de la dégustation que Femmes Vignes Rhône récemment organisée à Grignan. Parmi eux, les vins des membres de l’association installés en Rhône-Alpes.

Élise Renaud (Domaine Salel & Renaud à Faugères en Ardèche) offre une large gamme avec une place significative accordée aux cépages autochtones comme le chatus, la raisaine et le dureza. Les amateurs de blancs sur la fraîcheur hésiteront entre la cuvée “Qué sa quo”, un 100 % viognier qui n’a pas à rougir face à un bon condrieu (12 €) ou “Imag’inaïre”, un 100 % marsanne très minéral sur des arômes de café et de chèvrefeuille (16 €).

Si vous préférez le rouge, Élisabeth et Marie-Laurence Saladin (Saint-Marcel-d’Ardèche) vous proposent la cuvée Loï (Louis en provençal). C’est un assemblage de grenache, carignan et cinsault, travaillés en bio, est un clin d’œil au roi Louis IX, adversaire du sultan Saladin lors des croisades au XIIe  siècle (12 €).

Toujours en Ardèche, à Grospierres au Château de la Selve, Florence Chazalon a rejoint son mari Benoît sur un domaine travaillé en biodynamie. On dégustera la cuvée “L’Audacieuse” (14 €), un rosé cultivé avec les mêmes rendements que les rouges et vinifiés comme des blancs. Ou un “La Serre de Berty” millésime 2016 (16 €), assemblage de syrah (50 %), grenache (30 %) et cinsault qui a bénéficié de 18 mois d’élevage, un vin fin sans aucune astringence.

En remontant vers Lyon, faites escale au domaine Michelas Saint-Jammes à Mercurol. Craquez sur “Signature blanc” 2016 (19 €). Ce crozes-hermitage marie la marsanne (80 %) et la roussanne pour donner un vin fruité, soyeux, sur la fraîcheur. Idéal pour l’apéritif.

Vous retrouverez tous les domaines de l’association sur le site femmesvignesrhône.com

Antonio MAFRA

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