SORTIR Lyon: pourquoi la Biennale d’art contemporain 2019 s’annonce spectaculaire

Pendant la 15e Biennale de Lyon, Nina Chanel Abney, artiste Afro-Américaine née à Chicago, va relooker la façade du Musée d’art contemporain de Lyon. Photo  Jack Shainman Gallery, New York
Pendant la 15e Biennale de Lyon, Nina Chanel Abney, artiste Afro-Américaine née à Chicago, va relooker la façade du Musée d’art contemporain de Lyon. Photo Jack Shainman Gallery, New York
Photo DR
Photo DR
Pendant la 15e Biennale de Lyon, Nina Chanel Abney, artiste Afro-Américaine née à Chicago, va relooker la façade du Musée d’art contemporain de Lyon. Photo  Jack Shainman Gallery, New York Photo DR

Il faudra attendre le 18 septembre pour découvrir la 15e édition de la Biennale d’art contemporain de Lyon. À un peu moins de quatre mois de son ouverture, voilà ce que l’on sait de cet événement international, qui va se déployer sur 29 000 m², dans les anciennes usines Fagor de Gerland. Monumental.

Un espace démultiplié

Pour sa 15e édition, qui début le 18 septembre, la Biennale d’art contemporain de Lyon quitte la Sucrière et ses 6 000 m² pour les usines Fagor, à Gerland. Une propriété spacieuse de 29 000 m² qui accueille les Nuits Sonores depuis 2017. « Ce n’est pas qu’une exposition, mais une manifestation qui se répand sur une ville et même au-delà », précise Isabelle Bertolotti, la directrice artistique.

Les usines Fagor accueillent les Nuits Sonores depuis 2017. À partir de septembre 2019, elles seront aussi le théâtre de la 15e Biennale d’art contemporain de Lyon.   Photo archives Progrès /Pierre AUGROS
Les usines Fagor accueillent les Nuits Sonores depuis 2017. À partir de septembre 2019, elles seront aussi le théâtre de la 15e Biennale d’art contemporain de Lyon.   Photo archives Progrès /Pierre AUGROS

De fait, le Musée d’art contemporain de Lyon constituera une excroissance de l’exposition principale, avec une demi-douzaine d’artistes qui auront chacun davantage de place. La jeune création s’installera, comme par le passé, à l’Institut d’art contemporain de Villeurbanne.

Veduta continuera à favoriser le contact des artistes avec les habitants dans 12 territoires (dont la cité-jardin de Gerland, situé juste en face de Fagor). Des expositions associées sont programmées dans l’agglomération (ainsi qu’à Vienne, Thiers et Annemasse). Enfin, des projets portés par des collectifs se déclineront dans la région.

Les commissaires de la 15e édition ont travaillé main dans la main avec l’équipe curatoriale du Palais de Tokyo, plus grand centre d’art contemporain, installé à Paris. Photo Progrès /DR
Les commissaires de la 15e édition ont travaillé main dans la main avec l’équipe curatoriale du Palais de Tokyo, plus grand centre d’art contemporain, installé à Paris. Photo Progrès /DR

« Là où les eaux se mêlent »

L’organisation a été confiée à un groupe, jeune, de sept personnes : l’équipe curatoriale du Palais de Tokyo (le plus grand centre d’art contemporain, installé à Paris). « On travaille de façon collégiale, on conçoit la programmation sous forme de discussion, en mettant l’artiste au centre », indique Yoann Gourmel, un de ses représentants. Thème retenu pour la 15e édition de la Biennale d’art contemporain : « Là où les eaux se mêlent ».

Un clin d’œil à la géographie de Lyon, emprunt à un poème de Raymond Carver, mais aussi une réflexion sur le paysage, lieu de transformation permanente au niveau végétal, mais aussi économique et cosmique.

Voici les usines Fagor de Gerland. Quatre-vingt-dix pour cent des œuvres seront créées pour ce site gigantesque de 29 000m2. Photo DR
Voici les usines Fagor de Gerland. Quatre-vingt-dix pour cent des œuvres seront créées pour ce site gigantesque de 29 000m2. Photo DR

90% des œuvres créés sur site

Les artistes sollicités (une cinquantaine) ont été invités à visiter les lieux en amont… En repérage. C’est que 90 % des œuvres seront créées pour le site. Elles promettent d’être spectaculaires compte tenu de l’immensité des lieux.

Autre conséquence, elles seront fabriquées dans la région. « Nous avons voulu donner une part prépondérante aux circuits courts », a annoncé Sylvie Burgat, directrice générale de la Biennale d’art contemporain de Lyon. « C’est aussi une façon de mettre en valeur les savoir-faire locaux : fonderie, chimie, soierie… »

Nina Chanel Abney, artiste Afro-Américaine née à Chicago, va relooker la façade du Musée d’art contemporain de Lyon. Photo Jack Shainman gallery, New York
Nina Chanel Abney, artiste Afro-Américaine née à Chicago, va relooker la façade du Musée d’art contemporain de Lyon. Photo Jack Shainman gallery, New York

Et des façades refaites

C’est Stephen Powers qui a réalisé le visuel de la 15e édition de la Biennale d’art contemporain de Lyon. Pendant l’événement, l’artiste new-yorkais va réveiller les façades des usines Fagor de Gerland. Photo Stephen Powers
C’est Stephen Powers qui a réalisé le visuel de la 15e édition de la Biennale d’art contemporain de Lyon. Pendant l’événement, l’artiste new-yorkais va réveiller les façades des usines Fagor de Gerland. Photo Stephen Powers

C’est Stephen Powers qui a réalisé le visuel de l’affiche. Un carton qui évoque l’activité industrielle passée de Fagor et le déplacement des biens matériels.

Cet artiste, installé à New York, s’est imposé dans le milieu du graffiti, au début des années 1980. Il réveillera les façades de l’ancienne usine de la rue Challemel-Lacour. Quant à la façade du Mac, elle sera recouverte par la peinture de Nina Chanel Abney, une Afro-Américaine de Chicago, qui travaille elle aussi à New York. Un langage coloré, qui paraît naïf au premier coup d’œil, mais en regardant de plus près…

Usines Fagor

15e Biennale d’art contemporain de Lyon, du 18 septembre au 5 janvier. Lieu principal : Usines Fagor, 68, rue Challemel-Lacour, Lyon 7e.

Isabelle BRIONE

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?