Environnement Des parents disent stop au gaspillage et au plastique dans les cantines scolaires 

Le pain jeté à la cantine de l’école Joseph Cornier, un jour de novembre 2018.  Photo Progrès /Yves LE-FLEM
Le pain jeté à la cantine de l’école Joseph Cornier, un jour de novembre 2018.  Photo Progrès /Yves LE-FLEM

Un collectif de parents d’élèves s’est engagé depuis novembre 2018 à lutter contre le gaspillage alimentaire et l’usage intensif du plastique dans les cantines scolaires. Parti du 4e arrondissement, le mouvement est aujourd’hui présent dans une vingtaine d’écoles primaires de Lyon.

C’est en novembre dernier, à l’occasion de la Semaine européenne de réduction des déchets, que Cécilia Sanchez et Marie Houdant, membres fondateurs du collectif, se sont aperçu de l’ampleur de la tache.

Mobilisées durant une semaine à l’école élémentaire Joseph-Cornier (Lyon 4e ) pour sensibiliser les élèves au gaspillage alimentaire et au tri, elles ont rapidement fait le point sur la situation : gaspillage à grande échelle, un tiers des quantités livrées jetées chaque jour à la poubelle et des plats tous servis et réchauffés dans des barquettes en plastique.

Ce qu’il faut changer

« Alors que le plastique est toxique et expose nos enfants aux perturbateurs endocriniens », s’insurgent les deux membres du collectif. « Les chiffres parlaient d’eux-mêmes, se souviennent-elles. Nous avions calculé les estimations sur un an, les résultats affichés étaient effarants : rien qu’à l’école Cornier, 16,1 tonnes de biodéchets, 2,7 tonnes de plastique et 1,5 tonne de denrées récupérables, un coût estimé à 45 696 €. Imaginez une projection sur l’ensemble des cantines primaires de Lyon, soit 24 600 repas par jour sur un an : cela donne 77 onnes de denrées récupérables et un gaspillage évalué à 2 342 000 € par an ».

À partir de ce constat, les deux Croix-Roussiennes décident de partir en croisade contre cet énorme gâchis alimentaire et l’utilisation excessive de plastique. « Aujourd’hui, des parents dans une vingtaine d’écoles primaires sur Lyon sont mobilisés », se félicitent-elles.

Le collectif se bat sur quatre axes : la mise en place de façon pérenne du tri des déchets alimentaires dans toutes les écoles, la suppression des plastiques (certaines villes, Paris, Strasbourg ou Nantes, ont réussi à le faire), la mise en place d’une redistribution des denrées non consommées par le biais d’associations et la revalorisation des biodéchets par méthanisation et compostage. « Pour que ce scandale sanitaire, environnemental et économique cesse, le collectif a lancé une pétition qui compte, à ce jour, 2 849 signatures. »

Contact : dd.cantinelyon@gmail.com

De notre correspondant Yves LE-FLEM

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