LYON À Perrache, ils gèrent l’alimentation électrique sur 2 200 km de lignes SNCF

Le Central Sous-station, gare de Perrache a vu le jour dans les années 1950 depuis que le PLM (Paris-Lyon-Marseille) est électrique. Il a été rénové en 2001.  Photo Progrès/Curtis TRUCHON
Le Central Sous-station, gare de Perrache a vu le jour dans les années 1950 depuis que le PLM (Paris-Lyon-Marseille) est électrique. Il a été rénové en 2001.  Photo Progrès/Curtis TRUCHON

C’est un lieu vraiment pas comme les autres. Ou en tout cas d’une grande complexité, avancent les techniciens qui travaillent ici. Plongée dans « le central aux 2,5 millions de volts » pour découvrir ce qui se cache derrière les lignes et les gares.

Bienvenue à Perrache. Nous sommes à deux pas de la gare dans un endroit très sécurisé. Et pour cause. C’est ici, dans ce lieu appelé « le central aux 2,5 millions de volts » où se trouve un tableau de commande optique très impressionnant, que les régulateurs assurent 24 heures sur 24, « l’exploitation permanente des équipements d’alimentation des lignes électrifiées ».

Leur mission ? Garantir la surveillance électrique du réseau et répondre à une coupure d’urgence, prévenir le risque électrique. Car sans électricité, point de trains.

« Tout repose sur l’humain »

Pour gérer ces alimentations électriques, ils n’ont d’yeux que pour ce tableau géant installé devant eux, en arc de cercle qui leur donne des informations sur le bon fonctionnement des lignes. Y sont matérialisés toutes les sous-stations et les lignes dont ils ont la charge, en gros de Macon à Bollène, de Saint-André le Gaz à Firminy ainsi que la ligne LGV entre Lyon et Marseille. Soit 2 200 kilomètres de lignes de 15 000 ou de 25 000 volts, explique Fabrice Marceau, responsable du site. Et des dizaines et des dizaines de voyants lumineux. Quand ça s’éclaire, une sonnerie retentit et chaque régulateur va voir rapidement ce qui s’est passé pour analyser le défaut d’alimentation, trouver l’origine de l’incident et le cas échéant, alerter les services de dépannage.

« Cela dit en 25 ans je n’ai jamais vu de coupure électrique », avance le responsable du site. Si cela se produisait il y a des batteries prêtes à prendre le relais. Les périodes les plus critiques ce sont les périodes de travail de nuit sur les voies ferrées. « Il faut être vigilant, pour que les agents SNCF puissent travailler en toute sécurité. Tout repose sur l’humain, tout repose sur la rigueur de l’opérateur », indique Fabrice Marceau. « Vous voyez si je tourne ce petit bouton, je mets la ligne par terre »…

« C’est un travail passionnant »

Fabrice Marceau, responsable du Central Sous-Station.  Photo Progrès /Curtis TRUCHON
Fabrice Marceau, responsable du Central Sous-Station. Photo Progrès /Curtis TRUCHON

L’alimentation électrique est assurée par RTE (Réseau transport d’électricité), la SNCF est prioritaire et dispose d’une garantie d’alimentation.

C’est un service de la SNCF qui recrute « énormément » : le niveau demandé Bac + 2 en électro technique. Le métier est spécifique, car il faut être présent 24 heures/24. La formation est de neuf mois et suppose « beaucoup d’investissement personnel ». « J’ai plus de 20 ans de métier, indique Fabrice Marceau, c’est un travail passionnant, nous sommes au cœur de l’action. »

Aline DURET

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?