Environnement Plus de nature en ville… Lyon a un plan

Alors que le réaménagement de la rue de la République a débuté, un tag a fleuri sur le permis. «On veut des jardins», peut-on lire...  Photo Progrès /Aline DURET
Alors que le réaménagement de la rue de la République a débuté, un tag a fleuri sur le permis. «On veut des jardins», peut-on lire...  Photo Progrès /Aline DURET

Le maire Gérard Collomb a présenté une série d’actions « pouvant être enclenchées prochainement » pour lutter contre le réchauffement climatique et la pollution.

Il y a comme une urgence. C’est à l’issue d’une consultation numérique lancée par la Ville de Lyon sur son futur plan d’actions Énergie Climat (2020-2030) que l’idée a germé. On a bien vu et entendu, du côté de l’Hôtel de ville, que les attentes ou plutôt les demandes des habitants sont nombreuses et insistantes. Les élus lyonnais sont attendus au tournant, nul ne peut ignorer la question du climat qui sera sur tous les programmes électoraux de la Ville mais aussi de la Métropole de Lyon en 2020.

« En matière de réchauffement climatique, les grandes villes sont le problème mais en même temps elles peuvent apporter une réponse globale », explique Gérard Collomb, maire, qui entend bien « changer de rythme ». Passé les mots et les constats alarmants, il est grand temps de passer à l’acte. Mobilisés, habitants et associations ne demandent pas autre chose. L’exécutif lyonnais a choisi de présenter une série d’actions et d’objectifs pouvant « être enclenchés rapidement ». Même si certains domaines sont plutôt du ressort de la Métropole de Lyon.

100 millions d’euros pour économiser l’énergie

Une quinzaine de « sites majeurs », propriétés de la ville viennent d’être recensés. Bibliothèque municipale de la Part-Dieu, piscine Garibaldi, Maison de la Danse, Hôtel de ville… On y fera des travaux pour améliorer leurs performances énergétiques. Tout comme ce qui a été fait au musée des Beaux-Arts, « chantier emblématique », note l’adjointe Nicole Gay, « qui a vu chuter sa consommation de chauffage de 60 % ».

Des plantations sur les toits

Un état des lieux a été fait. Selon Alain Giordano, adjoint en charge de l’Environnement il y a, une centaine d’hectares de toitures qu’il est possible de végétaliser. C’est ce que l’on appelle la « 5e façade » d’un bâtiment. Partant du principe que plus on plante moins il fait chaud, la collectivité va s’atteler à végétaliser les toitures de ses futures écoles.

1 000 arbres plantés chaque année

L’ombre est une denrée rare dans certains quartiers de Lyon. Il faut donc planter. Et dépasser la moyenne de 1 000 arbres installés dans les rues chaque année. C’est un « Plan arbres » qui est ici actionné avec 25 % d’arbres supplémentaires sur 10 ans. « Lyon compte 83 000 sujets, indique Alain Giordano, soit un arbre pour six habitants ». Même démarche pour les jardins partagés. On en compte 55, tous gérés par des habitants ou des associations, note l’adjointe en charge de l’Économie sociale et Solidaire, Dounia Besson qui veut en développer d’autres.

Les Lyonnais associés à la réflexion

La municipalité organise le 25 mai des « ateliers citoyens ». L’adjoint en charge de ces questions Jérôme Maleski en explique le principe : 200 personnes ayant participé à la consultation numérique sont invitées à l’Hôtel de ville pour poursuivre le débat et réfléchir à des actions concrètes.

Aline DURET

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