Stationnement De plus en plus de retard à la livraison du parking Saint-Antoine

Les ouvriers ont mis à jour au niveau moins 1, côté Nord, l’ancien mur du quai Villeroy qui date du début du XVIIIe siècle. Photo Progrès /Richard MOUILLAUD
Les ouvriers ont mis à jour au niveau moins 1, côté Nord, l’ancien mur du quai Villeroy qui date du début du XVIIIe siècle. Photo Progrès /Richard MOUILLAUD
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Les ouvriers ont mis à jour au niveau moins 1, côté Nord, l’ancien mur du quai Villeroy qui date du début du XVIIIe siècle. Photo Progrès /Richard MOUILLAUD Photo Progrès /Richard MOUILLAUD Photo Progrès /Richard MOUILLAUD Photo Progrès /Richard MOUILLAUD Photo Progrès /Richard MOUILLAUD

En ce mois de mai, le futur parking Saint-Antoine (Lyon 2e) accuse un retard de près de deux mois. Son ouverture prévue début 2020 est différée au printemps prochain.

Conformément au calendrier, Lyon Parc Auto (LPA) a attaqué début 2019 la phase de terrassement (enlèvement de la terre) et de génie civil (pose des poutres servant de supports aux planchers de chaque niveau) nécessaire à la construction des cinq niveaux du futur parc de stationnement.

Sauf que, à nouveau, comme lors des parois moulées côté Ouest contre l’Immeuble Pitance, les ouvriers ont mis à jour au niveau moins 1, côté Nord, l’ancien mur du quai Villeroy qui date du début du XVIIIe siècle, actuel quai Saint-Antoine. Un mur costaud, fondé sur de gros pieux en bois et qui descend très bas dans le sol.

Côté Sud, au niveau de la rue Grenette, c’est un mur encore plus vieux de 7 à 8 mètres d’embase, que les archéologues cherchent à dater grâce aux pieux en bois retrouvés. Selon eux, il s’agirait de la première arche de départ du Pont du Change qui remonte au XIIIe siècle.

Encore quatre étages à creuser

Autant dire que pour concasser ces deux murs puis évacuer la terre et les pieux en bois, cela prend du temps sur l’avancement des travaux. Or cette phase descendante du niveau moins 1 au niveau moins 5 n’est pas simple. Elle consiste à réaliser des fouilles archéologiques, à évacuer des terres, et à construire des poutres « butons » entre les parois Est et Ouest qui serviront de supports aux planchers des niveaux.

« Nous évoluons sur une surface confinée. Il faut s’adapter avec des pelles plus petites en sous-sol pour évacuer la terre » observe Didier Vallier, responsable des travaux chez LPA « Début juin, nous espérons attaquer le niveau moins 2. Pour l’heure, les équipes avancent par pallier. Elles terrassent une première partie à ciel ouvert sous la circulation, avant de s’attaquer à la partie longitudinale côté ouest avec les poutres. »

Pour mémoire, le futur parking Saint-Antoine qui s’inscrit dans le projet d’aménagement des Terrasses de la Presqu’île accuse trois ans de retard.

770 places véhicules sur cinq niveaux enterrés

Une équipe d'archéologues analysent les pieux de bois de l'ancien mur coté St Antoine Sud. Photo Progrès /Richard MOUILLAUD
Une équipe d'archéologues analysent les pieux de bois de l'ancien mur coté St Antoine Sud. Photo Progrès /Richard MOUILLAUD

En amont du pont Maréchal-Juin, le futur parking s’inscrit dans le cadre du projet des Rives de Saône Les Terrasses de la Presqu’île.

Aménagé sous le quai Saint-Antoine, il disposera de 770 places véhicules, dont trois en autopartage, 20 pour les deux-roues et 140 pour les vélos, réparties sur cinq niveaux enterrés, pour un coût estimé à 36 M€, financé par Lyon parc auto.

Calendrier 2019-2020

1re et 2e semestre 2019 : création des cinq niveaux souterrains.

3e semestre 2019 : peinture des sols, éclairages, installations techniques, aménagement de l’intérieur.

Printemps 2020 : le parking LPA ouvre ses portes. La Métropole prend le relais pour l’aménagement de la voie de circulation et la démolition de l’ancien parking Saint-Antoine. Ainsi libérée, l’emprise de 8 500 m² qui surplombe la Saône sera restituée aux habitants.

Nadine MICHOLIN

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