Secours L’appli Permis de sauver sur les smartphones des pompiers du Rhône

Ganème Asloune et Mehdi Boudjema ont créé Permis de sauver, une appli citoyenne dont l’objectif est de sauver des vies.  Photo Progrès /Xavier BREUIL
Ganème Asloune et Mehdi Boudjema ont créé Permis de sauver, une appli citoyenne dont l’objectif est de sauver des vies. Photo Progrès /Xavier BREUIL

Lancée début 2018 par Ganème Asloune et Mehdi Boudjema, deux sapeurs-pompiers professionnels, après deux  ans de recherche et développement, l’application Permis de sauver, utilisée par le Samu 69, est désormais déployée par les sapeurs-pompiers du Rhône.

Ils ont 36 ans et sont tous les deux sapeurs-pompiers professionnels depuis dix-sept ans. Ganème Asloune officie à la caserne de Confluence, et Mehdi Boudjema à celle de Pierre-Bénite. Et ils ont décidé d’élargir vos chances de survie.

« Chaque minute qui passe équivaut à 10 % de chance de survie en moins »

Les deux compères mettent beaucoup d’énergie à déployer leur application citoyenne pour smartphone, Permis de sauver, qui fait de chaque citoyen un secouriste en puissance. Leur application permet de géolocaliser des citoyens formés aux gestes qui sauvent et de les mobiliser – s’ils sont disponibles – sur une intervention. L’idée ? Réduire le temps d’intervention, estimé en moyenne à quatorze minutes en France.

« Il ne faut pas oublier que sur un cas d’urgence absolue, chaque minute qui passe équivaut à 10 % de chance de survie en moins », souligne Ganème Asloune, qui prodigue des formations de secourisme dans les entreprises depuis une dizaine d’années. Et de poursuivre : « Notre idée est d’intégrer des secouristes citoyens dans la chaîne du secours ».

Après le Samu 69, et différents sites liés au secourisme à la Réunion, en Savoie, dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans la Vienne, etc., les deux startupers ont convaincu le centre de traitement d’alertes des sapeurs-pompiers du Rhône de s’appuyer sur leur application, pour « améliorer la prise en charge des victimes grâce à des temps d’intervention de premiers secours réduits ».

À ce jour, les deux créateurs revendiquent 60 000  utilisateurs et 20 000 secouristes identifiés dans le pays, dont 2  500 dans le département du Rhône, et envisagent d’autres déploiements en France et à l’étranger.

Franck BENSAID

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?