Déplacements Trottinettes électriques : gare aux contraventions à Lyon

L’usage des trottoirs est désormais interdit aux trottinettes électriques sous peine d’une contravention à 38 €.  Photo d’illustration Progrès /M. JEGAT
L’usage des trottoirs est désormais interdit aux trottinettes électriques sous peine d’une contravention à 38 €.  Photo d’illustration Progrès /M. JEGAT

Ce mercredi, le maire de Lyon, Gérard Collomb, a pris un arrêté municipal interdisant à Lyon, l’usage des trottoirs et des berges de Saône aux utilisateurs de trottinette électrique, sous peine d’une contravention de 38 €.

Voilà un arrêté qui va faire plaisir aux piétons ! Ce mercredi, dans l’attente du futur décret annoncé par le gouvernement en septembre (la loi d’orientation des mobilités doit notamment encadrer le free-floating, Ndlr), Gérard Collomb, maire de Lyon fait le choix de réglementer la circulation et le stationnement des engins de déplacement personnels motorisés tels que les trottinettes électriques, de plus en plus présentes dans les rues et l’espace public.

Selon l’arrêté municipal pris pour protéger les piétons : « Il sera désormais interdit de circuler à Lyon avec une trottinette électrique sur les trottoirs et les berges de Saône. Le stationnement sera quant à lui autorisé sur les trottoirs mais uniquement s’il ne constitue pas une gêne aux piétons, aux personnes à mobilité réduite, ainsi qu’à l’activité des commerces ou des marchands forains. L’usager qui ne se conformera pas à ces nouvelles règles encourt une amende de 38 €. »

Via un communiqué, le maire de Lyon reconnaît que « ces nouvelles formes de mobilité […] sont pourtant la source de nombreux conflits d’usage, principalement avec les piétons. »

Signature de la charte de bonne conduite très prochainement

La mairie centrale souligne aussi que cet arrêté vient compléter le dispositif de régulation déjà engagé par la Ville avec l’adoption d’une charte de bonne conduite qui sera signée très prochainement (cette charte n’a qu’une valeur symbolique puisqu’elle n’engage pas légalement les opérateurs, Ndlr), l’instauration d’une redevance d’occupation du domaine public qui sera soumise au prochain conseil municipal le 20 mai (30 € la trottinette, 24 € le vélo). Sans compter le partenariat en bonne intelligence avec les opérateurs (restriction des zones de circulation et de stationnement, limitation des vitesses, création d’emplacements de stationnement virtuels…).

Conscient des conflits générés en centre-ville, l’opérateur Lime, leader de la trottinette en free-floating (1 500 à 2 000 unités à Lyon, plus de 1,5 million de trajets en sept mois) a décidé récemment de “brider” ses trottinettes en zone piétonne et de contraindre ses usagers à ne plus se garer n’importe où. Il est désormais impossible de terminer une course et de laisser sa trottinette dans certains lieux tels que les berges du Rhône, les ponts, les places Bellecour, Jacobins, Saint-Jean, Terreaux, les parcs de la Tête d’Or ou Blandan… Une mesure qui va dans le sens de la majorité municipale. À Lyon, le nombre de trottinettes électriques pourrait dépasser les 8 000 avant l’été.

N. M.

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