Culture Ces galeries d'art lyonnaises qui sont aussi des lieux de vie

Thomas Petitjean, le fondateur de The Native Nation. Photo Progrès /Isabelle BRIONE
Thomas Petitjean, le fondateur de The Native Nation. Photo Progrès /Isabelle BRIONE
Maylis Febvre, chargée de communication à la galerie Sitio, place Gensoul, à Perrache. Photo Progrès /Isabelle BRIONE
Maylis Febvre, chargée de communication à la galerie Sitio, place Gensoul, à Perrache. Photo Progrès /Isabelle BRIONE
Michèle Neyret, une des animatrices de la galerie L’Œil écoute dans le Vieux Lyon. Photo Progrès /Isabelle BRIONE
Michèle Neyret, une des animatrices de la galerie L’Œil écoute dans le Vieux Lyon. Photo Progrès /Isabelle BRIONE
Les barmen inventifs des Halles du Faubourg (à Gerland). Photo Progrès /Isabelle BRIONE
Les barmen inventifs des Halles du Faubourg (à Gerland). Photo Progrès /Isabelle BRIONE
Thomas Petitjean, le fondateur de The Native Nation. Photo Progrès /Isabelle BRIONE Maylis Febvre, chargée de communication à la galerie Sitio, place Gensoul, à Perrache. Photo Progrès /Isabelle BRIONE Michèle Neyret, une des animatrices de la galerie L’Œil écoute dans le Vieux Lyon. Photo Progrès /Isabelle BRIONE Les barmen inventifs des Halles du Faubourg (à Gerland). Photo Progrès /Isabelle BRIONE

Dans ces nouveaux espaces que l’on dit hybrides, on ne se déplace pas seulement pour voir une exposition. On peut aussi échanger, discuter, trinquer, apprendre… Zoom sur cinq exemples à Lyon.

1- Sitio : art urbain au féminin

L’histoire  : une vaste galerie d’art urbain de 200 m2 ouverte en février 2018 dans une ancienne antenne de l’école de Condé. Auparavant située dans un petit espace rue Longue, Lyon 1er. Elle émane de l’association Superposition, « superposition comme la technique de peinture mais aussi comme le verbe : « se superposer » à ce qui existe, collaborer à d’autres projets ».

Tout ce qu’on peut faire  : voir des expositions, individuelles (une carte blanche est donnée à un artiste toutes les 6 semaines) et collectives. Prendre un verre au bar associatif. Participer à des ateliers d’initiation graff et dessin.

Signe particulier  : chaque artiste invité peut repeindre les murs de la galerie et refaire la fresque de l’entrée.

Prochain temps fort  : vernissage de l’exposition Métamorphe, le 7 mai, de 18 à 22 heures, consacrée aux artistes femmes de street art. À voir jusqu’au 8 juin.

 

Adresse  : 3 place Gensoul, Lyon 2e. Ouvert du lundi au samedi de 10 à 18 heures. https://superposition-lyon.com 

2- L’Œil écoute : échanger en convivialité

L’histoire  : une galerie d’art fondée en 1962 par Janine Bressy qui a lancé l’art contemporain à Lyon. Reprise au début des années 90 par Michèle Neyret, ex-attachée de presse lyonnaise bien connue, elle connaît un nouvel élan avec le concours de Jean-Yves Loude, écrivain et de Daniel Piperno, médecin pneumologue, amateur d’art.

Tout ce qu’on peut faire  : échanger et partager autour des expositions, conférences, concerts…, en partenariats avec le Conservatoire de musique, Lyon Art Paper…

Signe particulier  : « Parler d’art en toute convivialité, sans se prendre au sérieux ».

Prochain temps fort  : dimanche 19 mai pour fêter les 40 ans du marché de la création avec des débats, concerts, et une exposition de trois artistes qui sont nés avec cet événement.

 

Adresse : 3 quai Romain-Rolland, Lyon 5e. Ouvert jeudi, vendredi, samedi de 15 à 19 heures et dimanche, de 11 à 17 heures. Tel : 06 81 52 16 43.

3- Poltred : photos en liberté

L’histoire  : Cette galerie a été fondée en septembre 2018 par Pauline et Julien Malabry, deux passionnés de photographie qui ont beaucoup voyagé. Auparavant, ce dernier avait un studio dans le 6e. Poltred signifie photographie en breton.

Tout ce qu’on peut faire  : voir des expositions consacrées à des artistes reconnus ou émergents ayant un lien avec Lyon. Prendre un verre au troquet (vins et jus bio de la région), tout en discutant images. Acheter du matériel photo neuf ou ancien. Suivre des cours d’initiation.

Signe particulier  : Tous les premiers samedis du mois, une lecture de portfolio est organisée pour ceux, professionnels ou amateurs, qui veulent échanger autour de leur travail.

Actuellement  : la première exposition d’Audrey Kahl : “Time for café”.

 

Adresse  : 54 cours de la Liberté, Lyon 3e. Ouvert tous les jours de 10 à 20 heures, sauf dimanche et lundi. www.poltred.fr 

4- Halles du Faubourg : arts contemporains

L’histoire  : Émanation de la Taverne Gutenberg, installées depuis septembre dans une friche industrielle de 1 200 m2 (les anciens entrepôts de Lise Charmel). Ephémère : il faudra partir en août 2020. Elles veulent montrer que la culture existe en dehors des institutions.

Tout ce qu’on peut faire  : voir des expositions qui montrent la pluralité des arts contemporains (street, photo, vidéo, installations…), regarder les artistes travailler en résidence, siroter des cocktails maison préparés à partir de vin, se prélasser dans un grand jardin.

Signe particulier  : adhésion de 4 € pour profiter de la programmation.

Prochain temps fort  : Vernissage de l’expo de Grems, rappeur et graffeur, vendredi 10 mai, à 18 heures.

 

Adresse  : 10 impasse des Chalets, Lyon 7e. (Tram T2, route de Vienne). Ouvert du mercredi au dimanche à partir de 10 heures. https://leshallesdufaubourg.fr 

5- The Native Nation : Cap sur l’Afrique du Sud

L’histoire  : Dans l’ancienne galerie Slika (1), une nouvelle vitrine pour les arts émergents, ouverte par Thomas Petitjean, un jeune entrepreneur (école de commerce) qui a beaucoup voyagé.

Tout ce qu’on peut faire  : découvrir un pays (l’Afrique du sud actuellement) à travers ses créateurs contemporains : art, design, musique et même mode (avec le finaliste du prix LVMH, Thebé Magugu).

Signe particulier  : Un espace café qui sert du Rooibos, boisson venue d’Afrique du sud sans théine, et riche en antioxydants.

Prochain temps fort  : Festival musical le 16 mai, à partir de 18 heures.

 

Adresse  : 37 rue des Remparts-d’Ainay, Lyon 2e. Ouvert du mardi au samedi, de 11 à 19 heures. www.the-native-nation.com 

(1) Slika, à retrouver, 25 rue Auguste-Comte, Lyon 2e.

Isabelle BRIONE

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