ÉVÉNEMENT Une chasse au street art dans Lyon pour faire connaitre les artistes émergents

Mona Craft met en avant les artistes non-côtés de Lyon : Manon Bruncher, une des cofondatrices et Louise Marigliano, l’artiste qui va cacher ses œuvres dans Lyon. Photo Progrès /David TAPISSIER
Mona Craft met en avant les artistes non-côtés de Lyon : Manon Bruncher, une des cofondatrices et Louise Marigliano, l’artiste qui va cacher ses œuvres dans Lyon. Photo Progrès /David TAPISSIER

Agent de jeunes créateurs en devenir et basés en France, Mona Craft lance un événement afin de promouvoir le travail de ses artistes. L’idée, une chasse. Et le trésor sera une œuvre d’art. Explication.

D’un côté, il y a artistes connus, « bancables ». De l’autre, toute la frange émergente, au talent indiscutable… mais qui ne sont pas encore côtés. Et c’est pour eux que la société Mona Craft a été créée : des agents d’artistes en devenir, dont l’objectif est de les aider à se lancer et à assurer leur promotion.

« Notre rôle est de poser le cadre légal, mais également de leur permettre de se faire connaître via les réseaux sociaux, et aussi de faire les bons choix administratifs et fiscaux » explique la co-fondatrice Manon Bruncher. La société propose également via son site internet des œuvres et produits de ses différents artistes.

Ce sont donc une trentaine d’artistes qui proposent des pièces faites main, créateurs de bijoux, d’objets de déco, des ébénistes, des peintres et des street artistes. On y retrouve une grosse majorité de Lyonnais, mais également des Bordelais. Mais surtout, 98 % de femmes. « Notre sensibilité nous pousse à aider ces femmes, mais aussi à participer à des manifestations autour de leur travail. Nous préparons même une exposition 100 % féminine en septembre » précise-t-elle.

Chasse… dans la rue

Pour mettre en avant le travail de ces jeunes talents, tous les moyens sont bons. Parmi eux, l’utilisation des réseaux sociaux… et de la rue. « Ce mardi 7 mai, nous lancerons officiellement la chasse au street art. L’idée, c’est de travailler en partenariat avec un street artiste qui disséminera dans Lyon des œuvres. Nous commencerons par Louise -Lilolout. art- qui a choisi dix œuvres qu’elle répartira dans les différents arrondissements Lyonnais. Le but pour les amateurs, c’est de retrouver le plus rapidement les dix œuvres de Louise… et via Instagram de les poster avec @Lilololou.art et @MonaCraft. Le ou la plus rapide pourra choisir la reproduction du collage de son choix sur le site internet ». La chasse est donc ouverte… ce mardi !

Mona Craft. Site internet : www.mona-craft.fr 

Qui est Lilolou.art ?

Une des œuvres de Lilolou.art, “Jimmy Hendrix”.  Photo Progrès /David TAPISSIER
Une des œuvres de Lilolou.art, “Jimmy Hendrix”.  Photo Progrès /David TAPISSIER

Louise -alias Lilolou.art - a aujourd’hui 28 ans. Après la bombe qu’elle pratiquait au lycée, elle s’est spécialisée dans le pochoir, puis les collages qu’elle appose sur les murs lyonnais depuis septembre dernier. Écologiste convaincue, elle fait évidemment sa colle elle-même, à base de farine et d’eau.

Pour ses collages, qui sont du stencil (œuvre découpée puis collée sur un mur), l’artiste a choisi des personnalités qui l’inspirent. Des femmes bien sûr comme Frida Kahlo, Nina Simone ou la rappeuse Keny Arkana, mais aussi des hommes comme Gandhi, Albert Einstein, Pierre Rabhi ou encore Jimmy Hendrix.

En tout dix œuvres en trois exemplaires, afin de permettre aux « chasseurs » de trouver les œuvres, même si certaines d’entre elles sont détériorées…

David TAPISSIER

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