Transports A Villeurbanne, le tram T6 à La Doua via les Gratte-Ciel, ce serait pour 2025

La création de 12 stations est envisagée entre Hôpitaux Est-Pinel et La Doua. Leur positionnement est soumis à la concertation publique qui se déroule jusqu’au 14 juin. Photos Progrès  et Sytral
La création de 12 stations est envisagée entre Hôpitaux Est-Pinel et La Doua. Leur positionnement est soumis à la concertation publique qui se déroule jusqu’au 14 juin. Photos Progrès et Sytral
Photos Progrès/DR
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La création de 12 stations est envisagée entre Hôpitaux Est-Pinel et La Doua. Leur positionnement est soumis à la concertation publique qui se déroule jusqu’au 14 juin. Photos Progrès  et Sytral Photos Progrès/DR

La ligne T6 entre Debourg (Gerland) et les hôpitaux Est (Bron/Lyon) entrera en service à la fin de l’année. Son prolongement, soit 5,5 kilomètres situés pour l’essentiel sur le territoire villeurbannais, est à l’étude et fait l’objet d’une première concertation jusqu’au 14 juin.

Rien n’est encore définitivement acté. Il appartiendra en effet à l’exécutif du Sytral issu des élections municipales et métropolitaine de mars prochain d’inscrire la réalisation de l’opération estimée à 140 millions d’euros dans le plan de mandat 2020-2026. Mais la ligne de tramway T6, qui entrera en service fin 2019 entre Debourg (Gerland) et Hôpitaux Est (Bron/Lyon), sera, selon toute vraisemblance, prolongée jusqu’au campus de La Doua, via Grandclément et les Gratte-Ciel, d’ici à 2024 ou 2025.

L’hypothèse d’une réalisation en deux étapes abandonnée

Après des études de faisabilité, le projet fait l’objet d’une concertation jusqu’au 14 juin (lire par ailleurs) portant sur l’intégralité des 5,5 km, pour l’essentiel situés à Villeurbanne. L’hypothèse controversée d’un prolongement en deux étapes avec un terminus « provisoire » du côté des Gratte-Ciel et un report à « plus tard » de la liaison entre le cours Emile-Zola et le pôle scientifique universitaire n’est plus d’actualité. Une évolution liée à l’annonce du prochain déménagement de la société ACI (Auto châssis international), implantée sur cinq hectares entre les rues du Pérou, Yvonne, Vaillant et Perroncel. Sur cette partie la plus au nord de la future ligne T6, la présence de la filiale de Renault représentait un « verrou » censé désormais sauter avant fin 2020. La maîtrise foncière du site industriel opportunément libéré devrait ensuite revenir à la Métropole. De quoi faciliter la réalisation de la jonction avec La Doua.

En conséquence, le tracé « préférentiel » soumis à la concertation ne comporte que des variantes « mineures » à proximité de la gare et à l’entrée du campus, sans proposer d’alternative au passage du tram sur l’avenue Henri-Barbusse qui a les faveurs du maire de Villeurbanne, Jean-Paul Bret (PS).

Concertation en trompe-l’œil ?

Dès lors, l es partisans (militants associatifs, écologistes) d’un itinéraire plus à l’est, entre les Gratte-Ciel et Flachet, risquent fort de dénoncer une concertation « en trompe-l’œil ». À cet égard, Jean-Paul Bret précise : « Cette phase de concertation ne présente aucun caractère réglementaire. C’est une obligation que se donne le Sytral (où siège l’élu villeurbannais, NDLR). » Pour sa part, Fouziya Bouzerda, présidente du Sytral, justifie la démarche : « Les différents tracés envisageables ont été analysés. Celui présenté répond le mieux aux objectifs de connexion entre les pôles d’activités que sont les hôpitaux Est, le quartier Grandclément, les Gratte-Ciel et le campus. »

Tracé : des variantes pas de nature à enflammer le débat

Trois options proposées pour rejoindre l’avenue Général-Leclerc  Photo Progrès /Sytral
Trois options proposées pour rejoindre l’avenue Général-Leclerc Photo Progrès /Sytral

En mettant en place une concertation préalable du 2 mai au 14 juin, le Sytral, syndicat pilotant le réseau de transports en commun sur l’agglomération, entend recueillir « l’avis du public sur l’intégration urbaine de la future ligne T6, le positionnement des 12 stations prévues et les usages de l’espace public ».

Le T6 sur la route de Genas ?
Et ce sur la base du tracé et de ses variantes. Lesquelles se situent en premier lieu, à la lisière de Bron et Lyon, à proximité de la gare de Villeurbanne, où trois parcours sont proposés pour rejoindre l’avenue Général-Leclerc : la route de Genas ; l’avenue Paul-Kruger ; ou au niveau de la ligne T3/Rhône Express.

En la matière, le choix proposé n’est a priori pas de nature à enflammer le débat. À la mairie de Bron, on n’affiche aucune préférence. À Villeurbanne, Didier Vullierme, adjoint au maire, estime : « Aucune option ne s’impose comme une évidence mais l’itinéraire par la route de Genas semble le plus pertinent » car la densité de population y est la plus forte.

Arrivée sur le campus : Gaston Berger plutôt que l’Insa
Autre question en suspens : l’arrivée sur le campus de La Doua doit-elle se situer au niveau de Gaston-Berger ou de l’Insa ? Sur ce point, Jean-Paul Bret indique que le monde universitaire consulté affiche « une préférence très nette pour Gaston Berger ». Là encore donc, aucune bataille d’Hernani en vue.

Des registres sont à disposition des habitants dans les mairies de Lyon 3e , Villeurbanne et Bron, à la Métropole de Lyon (20, rue du Lac à Lyon) et au siège du Sytral (21, boulevard Vivier-Merle) afin de leur permettre d’apporter leurs contributions.

Deux réunions publiques
Deux réunions publiques sont programmées : jeudi 9 mai à 19 heures au CCVA, 234, cours Émile-Zola à Villeurbanne ; mercredi 29, mai, à 19 heures, à Lyon dans un lieu restant à définir.

« Des rendez-vous d’acteurs », avec notamment les associations mobilisées sur les questions de déplacements ou celles représentant des commerçants, sont également prévus. Leurs dates n’ont pas encore été communiquées.

Le bilan de la concertation sera établi en septembre prochain.

Dossier de concertation et informations pratiques sur le site du Sytral : www.sytral.fr 

H.P.

H. P.

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