Urbanisme Le relogement de la Friche Lamartine acté pour début juin

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Maud Lechevallier, coordinatrice de la Friche Lamartine depuis 2013. Photo Progrès /Émilie CLER
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Le relogement des artistes de la Friche Lamartine se fera début juin 2019 sur trois sites : la Robinetterie (3e), rue Tissot (9e) et rue Pionchon (3e). Photo Sebastien CRINER
Le relogement des artistes de la Friche Lamartine se fera début juin 2019 sur trois sites : la Robinetterie (3e), rue Tissot (9e) et rue Pionchon (3e). Photo Sebastien CRINER
Photo DR Maud Lechevallier, coordinatrice de la Friche Lamartine depuis 2013. Photo Progrès /Émilie CLER Photo DR Photo DR Photo DR Photo DR Photo DR Photo DR Photo Sebastien CRINER Photo Sebastien CRINER Photo Sebastien CRINER Le relogement des artistes de la Friche Lamartine se fera début juin 2019 sur trois sites : la Robinetterie (3e), rue Tissot (9e) et rue Pionchon (3e). Photo Sebastien CRINER

Installés au 28 rue Lamartine (Lyon 3e) depuis fin 2010, les 250 artistes permanents de la Friche s’apprêtent désormais à faire leurs cartons. En concertation avec la Ville de Lyon, ils investiront cet été trois autres lieux, au cœur des rues Saint Symphorien (3e), Tissot (9e) et Pionchon (3e).

La Friche Lamartine, une solution de relogement temporaire des artistes de la Friche RVI qui devait durer 4 ou 5 ans. Elle en aura duré 8. Après maintes discussions et un grand travail de concertation avec la Ville de Lyon, les 250 artistes permanents sont désormais fixés sur leur sort. La solution arrêtée en 2016, a été actée en septembre dernier. Les « Lamartiniens » se verront ainsi répartis sur trois sites : rue Saint-Victorien et rue Pionchon dans le 3e arrondissement et rue Tissot dans le 9e.

« Nous devrions avoir les clés de ces sites début juin », précise Maud Lechevallier, coordinatrice du Collectif Lamartine.  Le bâtiment de la Friche Lamartine sera, quant à lui, démoli courant août pour un budget de 2 millions d’euros, afin d’agrandir le stade Marc-Vivien-Foé voisin. « Cela nous laisse une fenêtre de temporalité de deux mois. Ce n’est pas de trop », avoue-t-elle. L’association compte en effet 120 équipes permanentes, et plus de 200 équipes temporaires.

Maud Lechevallier, coordinatrice de la Friche Lamartine depuis 2013. Photo Progrès /Émilie CLER
Maud Lechevallier, coordinatrice de la Friche Lamartine depuis 2013. Photo Progrès /Émilie CLER

Quand réorganisation rime avec mutualisation

Si le déménagement précédent de la Friche RVI à la Friche Lamartine avait été réalisé dans la douleur, l’arrachement et la précipitation, nombre d’artistes restant sur le carreau, celui-ci se fera davantage dans la conciliation.

Deux problématiques exaltent toutefois les Lamartiniens : la diminution de surface d’un tiers et la multiplicité des sites. « Ici, les artistes se croisaient régulièrement. Là-bas, il faudra investir de l’énergie pour animer ces trois sites en parallèle et assurer leur cohésion », indique Maud Lechevallier. « Nous souhaitions avant tout de conserver la pluridisciplinarité des sites. Nous avons alors demandé à chacun des artistes de nous récapituler ses besoins techniques, afin de les répartir au mieux et de reloger l’ensemble des équipes. Mais la place faisait défaut », confesse la coordinatrice. « Collectivement, nous ne voulions mettre personne dans la rue. Nous nous sommes donc réorganisés afin de mutualiser encore davantage ces nouveaux espaces. »

Des lieux de création ouverts en partie au public

La Robinetterie, ancienne entreprise Ronfard, sera le plus grand des sites. Située à l’angle des rue Saint Symphorien et Pionchon, elle comprendra 5 à 6 ateliers d’arts plastiques, 5 studios visuels insonorisés, une ressourcerie (le Frich’Market), un petit plateau de spectacles vivants, des ateliers coutures et des bureaux administratifs.

Le site Tissot, constitué d’un grand hangar avec deux plateaux de 90 m² aura une forte tonalité de spectacles vivants. Il y aura un labo photos à côté, un atelier d’arts plastiques, des bureaux et une ouverture sur l’extérieur avec deux espaces verts. Quant à la villa Pionchon, elle accueillera un atelier de céramique, 2 bureaux administratifs et une salle polyvalente de 90 m² pour recevoir du public. Cette dernière assurera donc aux artistes « cette respiration » et fera découvrir au public « ces petites bulles à part que sont les lieux de création ».

D’ailleurs, un cycle d’exposition collective d’artistes plasticiens y est d’ores et déjà prévu dans le cadre de la Biennale off d’art contemporain à partir du 15 septembre.

Que restera-t-il de la Friche Lamartine dans les mémoires ?

Alors que les artistes de la Friche Lamartine s’apprêtent à quitter les lieux pour permettre au stade de football voisin de s’agrandir, les émotions reviennent à la surface. Les souvenirs des moments forts, comme les premiers travaux des artistes pour s’approprier les ateliers, mais aussi les premières réunions associatives où le collectif s’est créé. Maud Lechevallier, coordinatrice, cite aussi la première édition du festival 'Lamartine à la plage', en 2013.

« Avec elle, nous avons franchi une barrière : celle de l’organisation collective d’un événement ambitieux. Doté d’une programmation plus expérimentale,  il ne reposait pas sur ce qu’attendait le public, mais sur ce que les artistes étaient prêts à exprimer à ce moment-là. » Une façon de bousculer les codes, « une logique inversée, typique des friches ».

Un fil rouge d’une friche à l’autre

« A priori, aucun mur ne restera à l’issue de la démolition », indique Maud Lechevallier. Le Collectif espère tout de même pouvoir garder des morceaux des deux fresques murales emblématiques de leur passage, peintes lors du dernier festival. « Nous aimerions aussi filmer la démolition du bâtiment, afin d’en conserver des traces immatérielles dans les autres sites », révèle la coordinatrice. De même que le mur végétal de l’artiste Soubeyrand, dont la croissance a été filmée et qui envahit désormais tout le hall du bâtiment. Il sera intégré à la cour extérieure du site Tissot, comme « un fil rouge de lieu à lieu », une sorte de continuité.

Émilie CLER

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