Transports Allô, t’es où ? Dans le métro !

La 4G devrait arriver au deuxième semestre 2019.  Photo Progrès /Sophie MAJOU
La 4G devrait arriver au deuxième semestre 2019. Photo Progrès /Sophie MAJOU

Les 3G et 4G commenceront à émettre dans les stations du métro et des deux funiculaires lyonnais à la rentrée 2019. Il faudra toutefois patienter jusqu’à la fin de l’année pour que le réseau soit activé dans les tunnels.

À quoi ça sert ?

Besoin de prendre un appel, répondre à un SMS ou consulter votre smartphone ? Ce sera possible cette fin d’été 2019 dans les stations des quatre lignes du métro lyonnais et dans celles des deux funiculaires (Fourvière et Saint-Just). Il faudra toutefois patienter jusqu’à la fin de l’année pour pouvoir faire les mêmes opérations dans les rames, à l’intérieur même des tubes. Le fameux “coup du tunnel”, permettant de faire croire à son interlocuteur qu’il n’y a plus de liaison téléphonique, sera à remiser ! Ce faisant, les voyageurs pourront aussi accéder aux services en ligne des TCL.

À la pêche au réseau

Aujourd’hui, on parvient à téléphoner ou à envoyer des messages depuis les stations du métro à fleur de rue, à condition de se positionner au plus près des entrées. Les utilisateurs savent où se placer dans les rames pour grappiller un peu du réseau de surface. Comme dans la station Bellecour, par exemple, depuis la voiture de tête en direction de Perrache. Dans les antres plus profonds, comme à Saint-Jean, inutile d’essayer.

Une promesse de campagne

L’arrivée de « la 4G dans les stations », c’était une promesse du candidat Gérard Collomb aux élections municipales de 2014. Voilà Fouziya Bouzerda, la présidente du Sytral, en passe de respecter le contrat passé avec les électeurs. Et faire plus encore, puisque tout le trajet des usagers sera couvert. Dans l’aventure, il a aussi été décidé d’installer la 3G, car tous les téléphones en circulation ne fonctionnent pas à la 4G. Si des bornes wifi, comme à Paris, avaient été un temps imaginées, elles n’ont finalement pas été retenues, car elles auraient généré des coupures sur la durée du voyage.

Aucune antenne dans les rames

Les réseaux de téléphonie 3G et 4G sont en train d’être installés de nuit. Des antennes et des amplificateurs sont positionnés dans les stations et les tubes. Mais aucun équipement ne sera posé dans les rames.

Exposition aux ondes : des mesures seront faites

Le Sytral assure que le niveau d’exposition aux ondes sera conforme à la réglementation en vigueur. L’autorité organisatrice des transports en commun lyonnais ajoute qu’elle sollicitera l’Agence nationale des fréquences (ANFR) des mesures, antérieurement et postérieurement au lancement du réseau souterrain de téléphonie mobile. « Elles sont indépendantes et financées par l’ANFR », précise le service presse du Sytral. Avec des résultats qui seront rendus publics, notamment sur le site de l’ANFR. Avec quel résultat, à l’intérieur des rames, espace clos ? Aujourd’hui, beaucoup d’utilisateurs tentent de capter un peu du réseau de surface, principalement pour envoyer des messages ou consulter des sites. « Dans cette hypothèse, le téléphone émet à forte puissance », note un spécialiste chez Orange. Ce qui serait moins le cas, une fois l’espace baignant dans les ondes. À voir, donc.

Pas d’argent public

L’installation sera indolore pour le contribuable, car c’est Orange, choisi à la suite d’un appel à concurrence, qui prend à sa charge la pose des matériels. L’ancien France Télécom en supporte les coûts avec Bouygues, SFR et Free, selon une répartition et un montant total des travaux qui n’ont pas été dévoilés. « Tant que l’installation est en cours, nous ne souhaitons pas communiquer cette information », précise Orange. À Toulouse, où la 4G a été installée en 2017, il en a coûté 10 millions d’euros pour 28,2 km de voies et 38 stations. À Lyon, le réseau du métro (funiculaires compris) s’étend sur 32,5 kilomètres et comprend 43 stations. Le prix devrait donc être logiquement plus élevé.

Pendant la durée de l’utilisation du domaine public (quinze ans), une redevance sera également versée par les quatre opérateurs au Sytral. Son montant n’a pas non plus été délivré. 

Lyon n’est pas la première ville française à doter son métro de la 4G. Le métro de Toulouse est équipé de la 4G depuis novembre 2017.

À Rennes, c’est en octobre 2018 que la 4G a fait son apparition dans le métro, tandis qu’à Paris, où un tiers des stations sont équipées, la RATP promet une couverture totale à la fin de l’année.

À Lille, une première ligne de métro avait la 4G en 2018. Les travaux sont en cours pour la seconde.

S. M.

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