Bon plan L’Opéra de Lyon déstocke des milliers de costumes et accessoires ce samedi à Corbas

Depuis deux mois et demi, Mickaël Chazot, responsable logistique, et Évelyne Meyniel, responsable du service habillage à l’Opéra de Lyon, préparent la vente du 27 avril. Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON
Depuis deux mois et demi, Mickaël Chazot, responsable logistique, et Évelyne Meyniel, responsable du service habillage à l’Opéra de Lyon, préparent la vente du 27 avril. Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON

Samedi 27 avril, l’institution culturelle organise une grande vente dans ses entrepôts de Corbas. De bonnes affaires en perspective avec des tarifs allant de quelques centimes à plusieurs centaines d’euros.

De nombreux masques et objets décoratifs seront mis en vente ce samedi. Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON
De nombreux masques et objets décoratifs seront mis en vente ce samedi. Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON

Pourquoi cette vente ?

"Une partie de nos costumes étaient stockés sur deux niveaux de 1 200 m² à l’école des Beaux-arts de Lyon. Nous devons libérer les lieux, fin décembre, pour nous replier sur 800 m², à Vénissieux", explique Mickaël Chazot, responsable logistique à la direction technique de l’Opéra de Lyon. "Plutôt que de subir ce déménagement, on essaie de l’anticiper". Depuis deux mois et demi, il prépare ainsi cette grande opération de déstockage. Plus de 3000 costumes et des centaines d’accessoires seront mis en vente, ce samedi 27 avril, dans les entrepôts de Corbas.

Pour combien ?

Cette opération offrira au public une occasion rare d’acquérir des costumes fabriqués avec tout le savoir-faire des artisans des ateliers de couture de l’Opéra. Avec de tout petits prix, depuis 20 centimes jusqu’à 100 € pour les pièces qui ont demandé des heures de travail. Prévoir autour de 2 € pour un maillot, 3 € pour une salopette, 5 € pour une chemise.

"On ne vise pas la rentabilité. Plutôt que de jeter, on préfère faire plaisir aux particuliers. On veut juste rentrer dans nos frais d’organisation", précise Mickaël Chazot. "Cela permet aussi de donner une seconde vie à ce stock".

Une trentaine de longs portants sont installés dans un immense hangar de 10 mètres de haut. Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON
Une trentaine de longs portants sont installés dans un immense hangar de 10 mètres de haut. Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON

Pour qui ?

Cette vente s’adresse à des particuliers qui projettent des soirées déguisées ou à thèmes. Mais pas seulement. Certaines vestes, cuir, chemises, sweats… peuvent tout à fait se porter à la ville.

Lors de la vente précédente, en 2017, une jeune ouvreuse a même trouvé sa robe de mariage. Les loueurs professionnels peuvent être intéressés. Tout comme les étudiants d’écoles de spectacle qui veulent faire des essais de patine. De même pour les petites compagnies ou les associations de reconstitutions historiques qui n’ont pas les moyens de s’offrir vêtements et accessoires.

"L’intérêt, c’est que l’on trouve des séries de 15/20 exemplaires qui équipaient les choristes. Il y a donc de quoi habiller toute une troupe, pour un budget de 200 à 300 €", souligne Mickaël Chazot.

Vincent Dubois, habilleur, dans un costume de "Fidelio" (2013).  Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON
Vincent Dubois, habilleur, dans un costume de "Fidelio" (2013).  Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON

Quelles pièces ?

Il s’agit plutôt de costumes qui ne sont plus dédiés à aucun spectacle ; des créations anciennes d’une quinzaine d’années… Encore que l’on trouve des pièces utilisées pour le "Fidélio" de 2013.

Comme ils ont été patinés ou qu’ils sont trop connotés, ils ne peuvent être réutilisés sur scène pour une autre production. Sur les cintres : des robes, des vestes, des impers, des salopettes, des T-shirts, des chemises… à prix mini. Les plus chères : des robes longues brodées et ornées de paillettes, perles et strass à 100 €.

Il y a aussi beaucoup d’accessoires : masques, chapeaux, casques, coiffes, faux corps, prolongateurs de bras, objets décoratifs comme de gros insectes…

Les pièces les plus chères ? Des robes longues brodées et ornées de paillettes, perles et strass à 100 €. Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON
Les pièces les plus chères ? Des robes longues brodées et ornées de paillettes, perles et strass à 100 €. Photo Progrès /Stéphane GUIOCHON

Comment cela se passe ?

Une trentaine de longs portants sont installés dans un immense hangar de 10 mètres de haut. Les vêtements sont bien présentés, classés par production, ou par code couleur, avec un modèle attractif en tête de chaque gondole.

L’équipe des habilleurs (Sylvie, Sara et Vincent) a passé des heures à tout agencer et étiqueter… Et tout est impeccable ! Prévoyez de venir tôt car il y devrait y avoir beaucoup, beaucoup de monde.

Fort de son expérience de 2017, Mickaël Chazot a prévu un food-truck pour aider le public à patienter. Petit hic : il n’y a pas de cabines, mais on pourra essayer sur place, comme sur un marché en mode fripe.

Samedi 27 avril de 10 à 18 heures, aux entrepôts, 15 avenue du 24-Août-1944, Corbas.

> Grande vente de costumes de l’Opéra de Lyon : samedi 27 avril de 10 h à 18 h, entrepôts, 15 avenue du 24 août 1944, Corbas.

> Accès transport en commun : Bus 87 (départ gare de Vénissieux) arrêt Corbas Les Roses

> Moyens de paiement : cartes bancaires, espèces, chèques

> Apporter de quoi transporter ses achats : aucun sac ne sera distribué.

> Un foodtruck proposera un petit-déjeuner le matin et une restauration rapide le midi.

Isabelle BRIONE

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