Entreprise La marque lyonnaise Coureur du dimanche veut habiller les JO de Paris 2024

Les trois fondateurs de « Coureur du dimanche » : Mathieu Pelestin, Florian Bachelard et Maxime Marchal.  Photo  Yanis Ourabah
Les trois fondateurs de « Coureur du dimanche » : Mathieu Pelestin, Florian Bachelard et Maxime Marchal.  Photo Yanis Ourabah

Jouant la carte du « 100 % made in France », la marque de tee-shirts de running s’est portée candidate auprès de la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, pour participer à l’équipement des Bleus ou du comité d’organisation des JO 2024.

« Habiller nos athlètes français avec des vêtements de sport français pour ces JO français : quoi de plus sensé ? » Dans une lettre adressée ce mercredi matin à la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, la marque lyonnaise 100 % made in France Coureur du dimanche se propose d’équiper la délégation française, les fédérations ou le comité d’organisation lors des Jeux Olympiques de Paris en 2024.

« Nos athlètes français représenteront leur pays, ses couleurs, ses valeurs dans leur quête de médailles […]. Et si nos athlètes français allaient plus loin grâce à vous […]. Et si nos athlètes soutenaient aussi nos emplois, nos savoir-faire, nos TPE et PME, en promouvant des produits français durant cette période et ainsi faire de ces JO en France des JO made in France », propose la jeune start-up à la ministre.

Les tee-shirts Coureur du dimanche sont disponibles sur internet et dans une trentaine de points de vente. Photo Yanis Ourabah
Les tee-shirts Coureur du dimanche sont disponibles sur internet et dans une trentaine de points de vente. Photo Yanis Ourabah

Coureur du dimanche a été créé en 2015 par trois amis (Mathieu Pelestin, Florian Bachelard et Maxime Marchal), anciens étudiants de l’Idrac Lyon. Surfant sur la mode du running et le rebond du made in France, ils ont développé une ligne de vêtements de course à pied haut de gamme fabriquée à 100 % en France - et même 100 % en Rhône-Alpes -, des tissus à la fabrication en passant par la teinture ou la broderie.

« Il faut casser les codes »

Avec cet appel, l’objectif est évidemment de faire du buzz, mais pas uniquement : « Le made in France est encore cadenassé, regrette Maxime Marchal. Si nous pouvons faire germer l’idée dans la tête des décideurs qu’il faut avoir recours au made in France, nous aurons gagné. C’est un vrai appel à Mme la ministre et aux acteurs du made in France pour que nous nous mobilisions tous. Paris 2024, c’est dans cinq ans, ça se prépare. »

En 2016, la délégation française aux JO de Rio avait été habillée par la marque française Lacoste. Mais seule la fédération de rugby a réellement franchi le pas du 100 % made in France en s’associant au Coq Sportif pour les maillots du XV de France.

 La marque lyonnaise produit 100 % made in France et même 100 % Rhône-Alpes.   Photo Yanis Ourabah
La marque lyonnaise produit 100 % made in France et même 100 % Rhône-Alpes.   Photo Yanis Ourabah

Distribuée sur internet et dans une trentaine de points de vente, Coureur du dimanche vise le million d’euros de chiffre d'affaires en 2019 avec une gamme bientôt élargie aux shorts, au sport haut niveau et au sportswear.

Si la jeune société ne pourra pas rivaliser face aux ténors du marché pour sponsoriser les Bleus, elle assure avoir les moyens de répondre à leurs besoins vestimentaires : « Aucun problème ! Nous serions amplement capables de produire à l’échelle nationale. Mais auparavant, il faut casser les codes. »

Benjamin STEEN

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