INITIATIVE Caluire-et-Cuire : avec leur entreprise écolo, ces lycéens veulent nous faire manger des insectes

Hugo (service achat), Emma (service marketing) et Enguerrand (service financier), accompagnés de cinq autres camarades,   travaillent sur la mini-entreprise tous les vendredis depuis septembre.  Photo Progrès /Raphaël MANCEAU
Hugo (service achat), Emma (service marketing) et Enguerrand (service financier), accompagnés de cinq autres camarades, travaillent sur la mini-entreprise tous les vendredis depuis septembre.  Photo Progrès /Raphaël MANCEAU
Des vers bientôt dans nos assiettes.  Photo d’illustration Progrès  /Joël PHILIPPON
Des vers bientôt dans nos assiettes.  Photo d’illustration Progrès  /Joël PHILIPPON
Hugo (service achat), Emma (service marketing) et Enguerrand (service financier), accompagnés de cinq autres camarades,   travaillent sur la mini-entreprise tous les vendredis depuis septembre.  Photo Progrès /Raphaël MANCEAU Des vers bientôt dans nos assiettes.  Photo d’illustration Progrès  /Joël PHILIPPON

Huit élèves de seconde de la cité scolaire Élie-Vignal de Caluire participeront à la 18e édition régionale du Salon académique des mini-entreprises, le 14 mai, à l’hôtel de Région. Une tradition pour l’établissement.

Ils n’ont pas encore le bac, mais jouent déjà aux entrepreneurs. Ces lycéens d’Élie-Vignal, fondateurs, en septembre dernier, de Food’Insectes , défendront leur création dans les catégories “lycée”, “gestion/finance” et “relations clients”, ainsi que pour le prix de la meilleure mini-entreprise.

« Manger des insectes, c’est fou »

Grillons aux saveurs barbecue ou oignon, barres énergétiques aux ténébrions… Autant de mets que les élèves se sont donné pour mission de rendre attractifs.

L’objectif : inciter les réfractaires à la dégustation afin qu’ils se fassent une idée concrète, au-delà des préjugés sur cette pratique alimentaire qui peine encore à se faire une place dans nos assiettes.

« Les insectes sont peut-être la nourriture du futur, avance également Emma, attachée au service marketing. Leur production est plus écologique pour une valeur nutritionnelle égale à celle d’une vache, par exemple. On va devoir changer notre alimentation. »

Avec un fournisseur basé en région toulousaine, l’équipe s’attelle à la stratégie de vente. Les produits seront ainsi personnalisés avec l’ajout d’un logo et d’une fiche de recette de cuisine, créés par les entrepreneurs en herbe. Mais, doté d’un capital de 450 €, Food’Insectes a néanmoins dû contracter un prêt auprès du foyer socio-éducatif, pour assurer sa commande d’un montant de 550 €.

Un apprentissage concret

Plus que l’esprit de compétition inhérent au concours, la participation au Salon académique des mini-entreprises est l’opportunité, pour les élèves, de découvrir le fonctionnement d’une société. « L’intérêt est de les ouvrir au monde de l’entreprise, quelle que soit la filière qu’ils vont choisir en première, précise leur enseignante, Catherine Brisk. Pour ceux qui iront en STMG (science et technologie du management et de la gestion, NDLR), on propose la série gestion/finance, car ça nous permet d’illustrer nos cours en économie, en droit et en finance. C’est pour eux un cas concret. »

De l’administratif aux entretiens d’embauche, des démarches fournisseurs à la comptabilité et à la communication, aucun secteur de l’entreprise n’est négligé.

De notre correspondant local, Raphaël MANCEAU

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