Lyon - Municipales Pascal Blache rejoint Étienne Blanc: la droite a trouvé son ticket

Mardi, au siège du Progrès. Le leader LR pour les municipales, Étienne Blanc (au premier plan), vient de recevoir un soutien de poids avec le ralliement de Pascal Blache.  Photo Progrès /Richard MOUILLAUD
Mardi, au siège du Progrès. Le leader LR pour les municipales, Étienne Blanc (au premier plan), vient de recevoir un soutien de poids avec le ralliement de Pascal Blache. Photo Progrès /Richard MOUILLAUD
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Mardi, au siège du Progrès. Le leader LR pour les municipales, Étienne Blanc (au premier plan), vient de recevoir un soutien de poids avec le ralliement de Pascal Blache.  Photo Progrès /Richard MOUILLAUD Photo Progrès /Richard MOUILLAUD

Pascal Blache (DvD), candidat déclaré à la mairie de Lyon, annonce son ralliement à Étienne Blanc, leader municipal de LR.

Pourquoi ce ralliement ?

Pascal Blache  : « Je rejoins un projet porté par Étienne Blanc car ses envies pour Lyon me conviennent et sa méthode pour les conduire aussi. »

Étienne Blanc  : « À la vision qui est la mienne, il vient apporter et additionner la sienne car il a un regard différent, novateur, il apporte à la campagne un courant très ouvert sur le monde économique. Il a une image d’homme modéré, ce qui est un plus très significatif. Je crois beaucoup aux additions. »

C’est l’abandon de votre projet porté par Nouveau Cap ?

P. B.  : « J’avais créé cette association – qui regroupe des gens de tous horizons et beaucoup de jeunes – car je sentais qu’il fallait régénérer des choses. Depuis mon élection à la mairie du 6e , j’ai réalisé qu’il n’y avait pas tant de choses qui bougeaient. En rencontrant Étienne Blanc, que je ne connaissais pas, j’ai senti que nos analyses étaient très complémentaires. À Nouveau cap, nous avons fait l’état des lieux de ce qui marchait, de ce qu’il fallait revoir ou réadapter et ce qu’il fallait totalement changer. J’ai donc jugé intéressant de rejoindre Étienne, qui a une expérience politique très forte, notamment à la Région. »

N’avez-vous pas été tenté de rejoindre Gérard Collomb ?

P. B.  : « Non, en aucun cas. »

Pas de possibilité de glissement d’Étienne Blanc à la Métropole et de laisser alors Pascal Blache à la mairie ?

E. B.  : « Notre objectif commun, c’est la Ville de Lyon. Pour gagner la Métropole, il faut gagner Lyon. Pour cela, il faut un projet politique. »

C’est l’alliance du conservateur Blanc et du modéré Blache ?

E. B.  : « Je suis conservateur au sens où l’on doit conserver ce qui vaut et changer ce qu’il faut. Nous ne voulons pas, les Lyonnais ne veulent plus d’affrontement bloc à bloc. Pascal n’est d’aucun parti politique, il apporte une certaine neutralité. »

Neutralité ? Il est tout de même l’élu d’une majorité de droite.

E. B.  : « Neutralité, dans le sens où il ne porte pas le projet d’un parti politique. Il n’a jamais été encarté, il est ouvert à la vie d’aujourd’hui, pragmatique. »

Alliés à la ville, vous soutiendriez donc la même liste pour la Métropole ?

E. B. et P. B.  : « Par souci de cohérence, oui. »

E. B.  : « Les deux sont liés : une liste pour le local, une pour la Métropole. C’est pourquoi la liste que nous constituons aura une influence sur la liste métropolitaine, car il a une complémentarité. »

Pascal Blache, vous soutenez donc a priori une liste sans savoir qui la conduira ? Le choix est actuellement entre un représentant de la droite modérée, François-Noël Buffet, et un autre de la droite nettement plus dure, Alexandre Vincendet ?

P. B.  : « Je veux éviter de tomber dans ce travers alors que le programme n’est pas bouclé. Il y a un candidat plus jeune, plus dynamique, plus tranchant et l’autre qui a une vision plus politique. »

Si vous gagnez les élections, quitterez-vous la mairie du 6e  arrondissement ?

P. B.  : « Je conduirai évidemment la liste dans mon arrondissement, mais je serai ensuite certainement appelé à d’autres fonctions et comme je suis contre le cumul des mandats... »

Dans une interview au Progrès, Laurent Wauquiez donne un gentil coup de main à votre campagne en dénonçant les blocages qui existeraient entre Ville et Métropole à cause de la rivalité Collomb-Kimelfeld…

E. B.  : « Ce n’est pas son intention. Vu de Paris ou de Bruxelles, on est frappé de l’obsolescence de ces querelles alors que l’intérêt est de travailler ensemble. Mais moi, je dis clairement que oui, ce serait plus simple si la Ville de Lyon, la Métropole et la Région étaient toutes dans la même famille politique, ça, c’est la facilité. Et nous ferons tout pour que cela arrive. »

Vers l’alliance totale à droite?

C’est l’impératif stratégique d’Étienne Blanc. S’il veut gagner les municipales de mars prochain, il faut qu’il n’ait pas d’autre liste de droite à ses côtés. Pour ne pas risquer de revivre la déchirure de 2001 qui avait permis à Gérard Collomb de ravir une ville pourtant à droite.

En absorbant les ambitions de Pascal Blache, il vient de lever un premier obstacle. Il lui en reste au moins un second à négocier : l’indéboulonnable et de ce fait incontournable Denis Broliquier du Nouveau centre. Des contacts sont en cours et le ralliement de ce parti à la liste LR aux Européennes augure bien aux yeux d’Étienne Blanc d’un accord qui lui permettra, après le maire indépendant du 6e  de s’allier prochainement avec celui, centriste, du 2e.

Recueilli par Michel RIVET-PATUREL et Tatiana VAZQUEZ

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