Environnement Sa société dit oui au compost des biodéchets

OuiCompost collecte les biodéchets, organiques, des restes de repas auprès des restaurateurs, des cantines scolaires ou des épiceries de Lyon 3 et Lyon 7, mais pas des particulier déchets de la cantine. Photo d’illustration Progrès /J.-M ROFFAT
OuiCompost collecte les biodéchets, organiques, des restes de repas auprès des restaurateurs, des cantines scolaires ou des épiceries de Lyon 3 et Lyon 7, mais pas des particulier déchets de la cantine. Photo d’illustration Progrès /J.-M ROFFAT

«Les bio déchets des professionnels représentent 30 000 tonnes par an». C’est notamment sur ce constat que le Caluirard Marc Ferrieux a créé OuiCompost, une société qui collecte et composte les déchets alimentaires.

Marc Ferrieux vient de créer Ouicompost, une Société à action simplifiée, composée de six associés dont trois vont y travailler (deux temps plein et un partiel). Il avait ce projet en tête depuis un an et a même démissionné de son ancien poste pour s’y consacrer pleinement. OuiCompost, lauréat du Concours 2018 d’entrepreneurs sociaux, est accompagné par l’incubateur Ronalpia, spécialisé dans l’économie sociale et solidaire.

Un site de collecte à Lyon 7

La première collecte a eu lieu sur l’unique site pour le moment où s’effectuera le compost, c’est-à-dire les halles du faubourg à Lyon 7. Il s’agit de collecter les biodéchets, organiques, des restes de repas grâce à un vélo triporteur électrique auprès des restaurateurs, des cantines scolaires ou des épiceries de Lyon 3 et Lyon 7, mais pas des particuliers. Jusqu’à présent, ces déchets sont jetés dans les poubelles grises, et leur transport et leur incinération produisent des gaz à effet de serre. Marc Ferrieux a voulu détourner les biodéchets des professionnels. Désormais, il les collecte, puis les emmène dans des unités de compostage où sont installés des composteurs électromécaniques. Ces cuves de trois à quatre mètres de long totalement hermétiques, pour éviter les nuisances, recueillent les biodéchets vérifiés au préalable, et des pales mécaniques tourneront avec un peu d’électricité à raison de dix secondes toutes les trois heures. Ceci accélérera le processus du compost naturel qui est normalement d’un an pour le réduire à un mois.

Le compost sera vendu

Les déchets seront broyés quelques jours puis laissés dans des bacs de maturation. Pour finir, ce compost sera vendu selon une norme aux agriculteurs urbains. Marc Ferrieux conclut : « J’ai changé d’emploi pour me rapprocher de mes valeurs écologiques et environnementales. Nous essayerons d’avoir un nouveau lieu de compost chaque année et nous en installerons peut-être bientôt à Caluire. »

Pratique : ouicompost.fr

En chiffres

➤  Depuis 2016, pour les restaurateurs, au-delà de dix tonnes de biodéchets par an (ce qui représente 100 couverts par jour), il y a une obligation de les trier et les valoriser.

➤  D’ici à 2023 et au plus tard 2025, tout le monde devra trier tous ses biodéchets.

De notre correspondante Karine RAVIER

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