Mémoire Sur la place Carnot, le nom des enfants d’Izieu gravé dans la pierre

Un nouveau lieu de mémoire situé à quelques pas de la borne de la grande bataille de Verdun puis de la gare de Perrache. Photo Progrès /Jean GARAVEL
Un nouveau lieu de mémoire situé à quelques pas de la borne de la grande bataille de Verdun puis de la gare de Perrache. Photo Progrès /Jean GARAVEL
La nouvelle stèle sur laquelle sont indiqués les nom, prénom et âges des 44 enfants et de leurs 7 éducateurs raflés dans la maison d’Izieu. Photo Progrès /Jean GARAVEL
La nouvelle stèle sur laquelle sont indiqués les nom, prénom et âges des 44 enfants et de leurs 7 éducateurs raflés dans la maison d’Izieu. Photo Progrès /Jean GARAVEL
Un nouveau lieu de mémoire situé à quelques pas de la borne de la grande bataille de Verdun puis de la gare de Perrache. Photo Progrès /Jean GARAVEL La nouvelle stèle sur laquelle sont indiqués les nom, prénom et âges des 44 enfants et de leurs 7 éducateurs raflés dans la maison d’Izieu. Photo Progrès /Jean GARAVEL

Le nouveau mémorial en souvenir des enfants d’Izieu a été inauguré, lundi, en présence de Beate et Serge Klarsfeld.

«La haine de la démocratie n’a pas disparu». Les mots de l’avocat Serge Klarsfled résonnent sur la place Carnot où ce lundi matin, une foule abondante a assisté à l’inauguration du nouveau mémorial en souvenir des enfants d’Izieu.

Désormais, implantée au nord de la place Carnot, cette stèle qui avait été installée, en 2010, à côté du Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation avait été profanée en 2017.

« Une atteinte intolérable à la mémoire des victimes, une insulte, aussi aux valeurs de la République », a insisté Gérard Collomb, maire de la ville, devant les parlementaires, élus, représentants d’associations, autorités diverses, anciens combattants qui assistaient à cette cérémonie en présence de Beate et Serge Klarsfeld, traqueurs des nazis.

Après réflexion, la ville a finalement, choisi de réimplanter la stèle devant la gare de Perrache où, le 7 avril 1944, « les enfants d’Izieu et leurs éducateurs prirent un train sans retour ». Albert, avait 4 ans. Il était le plus jeune. Les 43 autres noms des jeunes victimes et de leurs 7 éducateurs, ont été énumérés par des collégiens pour qu’ils ne tombent jamais dans l’oubli. Puis, en écho, le premier magistrat et son invité, Serge Klarsfeld ont parlé d’une même voix pour relater la rafle dont ils avaient été victimes, les 1 500 000 enfants disparus de la Shoah, les 6 millions de Juifs assassinés parce qu’ils étaient « nés Juifs ». L’incarnation même du crime contre l’humanité.

Il y a 75 ans, la rafle

Très émus, les deux hommes ont commenté, leur passage, samedi, à Izieu pour commémorer les 75 ans de cette terrible rafle. L’occasion pour Gérard Collomb de féliciter Beate Klarsfeld pour le courage dont elle avait fait preuve pour aller à Munich convaincre le Procureur de rouvrir l’instruction du dossier Barbie. Puis de saluer la persévérance de son mari, Serge, « pour retrouver l’original du télex signé de la main de Barbie, pour que ne persiste plus aucun doute sur sa culpabilité dans ce crime atroce contre l’humanité ».

L’avocat Klarsfeld s’est félicité quant à lui que « la justice soit passée » mais a mis en garde l’auditoire contre l’antisémitisme toujours vivant. « Il est nécessaire de défendre la République et l’Europe », a-t-il plusieurs fois martelé.

De notre correspondant Jean GARAVEL

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