ANIMAUX Il n’y aura plus d’ours et d’éléphants au zoo du parc de la Tête-d'Or

À la place de l’ours, un nouveau locataire, Duke, le petit cerf huppé. Photo Le Progrès /Aline DURET
À la place de l’ours, un nouveau locataire, Duke, le petit cerf huppé. Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
Photo Le Progrès /Aline DURET
À la place de l’ours, un nouveau locataire, Duke, le petit cerf huppé. Photo Le Progrès /Aline DURET Photo Le Progrès /Aline DURET Photo Le Progrès /Aline DURET Photo Le Progrès /Aline DURET Photo Le Progrès /Aline DURET Photo Le Progrès /Aline DURET Photo Le Progrès /Aline DURET Photo Le Progrès /Aline DURET

Pour beaucoup de visiteurs, la surprise est totale. Eux qui s’attendent à voir l’imposante carrure d’un ours brun, ils découvrent depuis quelques jours un petit animal tout perdu au fond de l’enclos.

Il s’appelle Duke, c’est un cerf huppé ou Elaphode, un jeune mâle âgé d’à peine un an. Son arrivée presque discrète marque tout de même un changement dans le petit monde du zoo du parc de la Tête-d’Or qui, à ce jour, héberge une soixantaine d’espèces.

Ce couple d’herbivores fait partie des nouveaux venus qui bientôt vont rejoindre la Forêt d’Asie, nouvel espace du parc qui ouvrira au printemps 2020. Sa présence sur l’ancienne terre des ours montre clairement le choix affiché par les responsables du parc.

Le dernier ours est mort d’un cancer

« L’ours à lunettes qui occupait les lieux est décédé en novembre dernier », confirme Xavier Vaillant, directeur du zoo. L’information est passée presque inaperçue. Âgé de 26 ans, il avait intégré l’enclos avec son frère il y a 15 ans, et était atteint d’un cancer bien avancé du foie et du pancréas. Il ne sera pas remplacé. Et c’était prévu.

« Avant sa mort, poursuit le directeur, la décision de le transférer dans un autre zoo était prise, car on ne peut plus décemment en accueillir. L'enclos, bien trop petit, n’était plus adapté à ses besoins. »

La Forêt d’Asie à la place des éléphants

Même chose pour les éléphants, partis pour les terres du sud. Il n’en reviendra plus. C’est d’ailleurs leur enclos qui, après travaux, sera transformé en Forêt d’Asie. « Tigres, ours, éléphants, leur espace est réattribué à des espèces plus petites », explique Xavier Vaillant.

« La décision d’arrêter de présenter ces animaux grand format, répond aux inquiétudes du public face aux conditions d’accueil des animaux. On est conscient des limites de l’espace. » Les autres resteront. La Plaine Africaine offre, selon les responsables du parc, « une taille suffisante » pour les antilopes, girafes, les zèbres ou les watusis. Des travaux d’agrandissement ont été réalisés, il y a six ans, dans la zone des lions.

Les animaux « malheureux » ?

Pas de quoi rassurer ceux qui demandent la rénovation des enclos des animaux. Une pétition a été lancée, il y a deux mois. Adressée à François de Rugy, ministre de la Transition écologique mais aussi au maire de Lyon, Gérard Collomb, elle rassemble à ce jour 3 000 signatures.

« Les animaux sont malheureux et ils s’ennuient dans des enclos trop petits », affirment les signataires. « Il y a une vraie méconnaissance sur les besoins physiologiques des animaux », argumente Xavier Vaillant qui lance une invitation : « Prenez le temps de venir nous rencontrer, de visiter les coulisses pour voir la manière dont nous travaillons. Malgré les contraintes, on passe beaucoup de temps sur les conditions d’accueil ».

Aline DURET

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?