Sports Tony Parker : «Pourquoi pas, un jour, dans le capital de l’OL?»

Chez lui à Charlotte, le basketteur Tony Parker se montre aussi un expert en baby foot. Un clin d’œil pour Jean-Michel Aulas et l’OL avec qui il confie «avoir toujours eu un bon feeling». Photo Progrès  /Luc PAGANON
Chez lui à Charlotte, le basketteur Tony Parker se montre aussi un expert en baby foot. Un clin d’œil pour Jean-Michel Aulas et l’OL avec qui il confie «avoir toujours eu un bon feeling». Photo Progrès  /Luc PAGANON

Le président de l’Asvel et de Lyon-Asvel nous a reçus à Charlotte. Où il nous a annoncé que, si rien n’est acquis pour l’entrée de Jean-Michel Aulas au capital de son club, il pourrait, lui, un jour, intégrer celui de l’OL. Et qu’il y avait très peu de chances pour qu’il rejoue avec l’Asvel en 2019-2020.

À quelques heures de jouer avec les «Hornets» face à Minnesota, Tony Parker nous a reçus, ce jeudi, à Charlotte (Caroline du Nord). Où il a évidemment évoqué une actualité très riche pour ses clubs, l’Asvel (leader du championnat « élite » chez les hommes, qualifiée pour la finale de la coupe de France) et Lyon-Asvel (leader en Ligue féminine), mais aussi pour lui, qui pourrait, pour la première fois depuis qu’il évolue en NBA, rater les play offs.

Et mettre un terme à une exceptionnelle carrière (quatre titres NBA avec San Antonio entre 2001 et 2018, champion d’Europe en 2013 avec l’équipe de France), dans quelques semaines… « Il me reste un an de contrat, je n’ai pas encore pris de décision et je me laisse toutes les portes ouvertes. Mais c’est vrai que, des fois, ça me traverse l’esprit de me dire que je dispute peut-être les derniers matches de ma carrière.»

Pourrait-il, s’il n’honore pas sa seconde saison de contrat avec le club de Michael Jordan, rejouer, comme en 2011, avec l’Asvel ? « Il y a très, très peu de chances, parce que je veux faire ma carrière en NBA et, après, arrêter. Mais, là encore, je dis toujours que je ne ferme aucune porte », répond Tony Parker, qui discute plus que jamais avec Jean-Michel Aulas, président de l’Olympique Lyonnais. Avec lequel il s’est toujours très bien entendu, qu’il a invité à la prochaine finale de la coupe contre Le Mans, et qu’il pourrait accompagner le lendemain à Marseille pour y suivre le choc OM-OL.

«Nous avons toujours discuté avec Jean-Michel, que je connais depuis 2006. J’ai toujours eu un bon feeling avec lui. Nous nous retrouvons dans notre côté d’entrepreneur, de personnes qui veulent bouger les lignes en France, ce qui n’est pas facile, surtout dans le sport. J’ai toujours eu beaucoup de respect par rapport à ce qu’il a fait avec son club. Jean-Michel est un pionnier. Nous nous sommes toujours très bien entendus par rapport à notre vision du business et du sport.»

Pourrait-il être un mentor pour moi ? «Oui, bien sûr», ajoute T.P, qui répond par la négative quand on lui demande s’il est acquis que le président de l’OL entrera prochainement dans le capital de l’Asvel. Et annonce qu’il pourrait, lui, entrer un jour dans celui de l’OL ! « Il n’y a rien de décidé. J’ai toujours été intéressé par le foot mais, pour l’instant, je me concentre déjà à essayer de stabiliser l’Asvel. On ne peut pas tout faire en même temps, mais pourquoi pas ? Je suis ouvert. »

Quant au fameux projet de grande salle, il est évidemment au cœur des débats, Tony Parker nous ayant certifié, sur les hauteurs de Charlotte, que « Villeurbanne, c’est la maison. Quoi qu’il arrive, c’est notre fief là-bas. Il y a aura toujours des trucs à Villeurbanne. »

Luc PAGANON à Charlotte (États-Unis)

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