Social Lyon : les agents de sécurité de Primark manifestent leur colère

Manifestation des salariés Protectim devant le magasin Primark au centre commercial de la Part Dieu  Photo Le Progrès /Émilie CLER
Manifestation des salariés Protectim devant le magasin Primark au centre commercial de la Part Dieu  Photo Le Progrès /Émilie CLER
Manifestation des salariés Protectim devant le magasin Primark au centre commercial de la Part Dieu  Photo Le Progrès /Émilie CLER
Manifestation des salariés Protectim devant le magasin Primark au centre commercial de la Part Dieu  Photo Le Progrès /Émilie CLER
Manifestation des salariés Protectim devant le magasin Primark au centre commercial de la Part Dieu  Photo Le Progrès /Émilie CLER
Manifestation des salariés Protectim devant le magasin Primark au centre commercial de la Part Dieu  Photo Le Progrès /Émilie CLER
Manifestation des salariés Protectim devant le magasin Primark au centre commercial de la Part Dieu  Photo Le Progrès /Émilie CLER
Manifestation des salariés Protectim devant le magasin Primark au centre commercial de la Part Dieu  Photo Le Progrès /Émilie CLER
Manifestation des salariés Protectim devant le magasin Primark au centre commercial de la Part Dieu  Photo Le Progrès /Émilie CLER Manifestation des salariés Protectim devant le magasin Primark au centre commercial de la Part Dieu  Photo Le Progrès /Émilie CLER Manifestation des salariés Protectim devant le magasin Primark au centre commercial de la Part Dieu  Photo Le Progrès /Émilie CLER Manifestation des salariés Protectim devant le magasin Primark au centre commercial de la Part Dieu  Photo Le Progrès /Émilie CLER

Au centre commercial de la Part-Dieu, les agents de sécurité de la société Protectim ont manifesté devant le magasin Primark. Ils revendiquaient l’ouverture d’une négociation avec leur direction pour obtenir de meilleures conditions de travail.

Devant le magasin Primark à la Part-Dieu, l’ambiance est animée. Les agents de sécurité de la société Protectim, qui gère la sécurité du magasin, sont excédés : « sur nos fiches de paie, des heures manquent. Le délai de 12 h entre deux missions n’est pas respecté, on finit à 23 h 30 et on recommence à 6 heures », soupire Abdelmajoud, qui poursuit : « le planning change sans cesse, et nous sommes prévenus à la dernière minute, je n’arrive plus à organiser ma vie de famille et à me rendre aux rendez-vous médicaux dont ma petite fille a besoin ». Il a bien essayé de contacter le responsable de l’agence de Lyon, M. Hellou, pour « bloquer quelques dates », mais sans succès.

Et ce n’est pas le seul. « Il n’y a aucune discussion possible, on nous ignore », déplore son collègue Zaïr. Lui aimerait simplement que le code du travail soit respecté. « Notre fiche de paie est envoyée par mail, ce qui rend les choses difficiles pour faire un crédit, le quota d’heures qui y est indiqué ne correspond pas aux heures réellement effectuées, et notre transport n’est pas remboursé, et pour couronner le tout, nous n’avons pas passé de visite médicale, ni même d’accréditation CQP (certificat de qualification professionnelle) d’agent de sécurité ». Il poursuit, dépité : « lorsque la direction veut se séparer de quelqu’un, elle l’envoie comme agent de sécurité sur des lieux tellement éloignés de son domicile, qu’il fait des journées de 6 h à 22 h avant de finir par craquer ».

Pour mettre fin à ces abus, les salariés ont rédigé un courrier à leur employeur (1) début janvier. La réponse ne s’est pas fait attendre. Arrivée de Paris un mois plus tard, « elle niait l’ensemble des dysfonctionnements et des entraves au droit du travail », commente Baptiste Tardy, du syndicat Uniti (Union des travailleurs isolés).

Les salariés en grève

Face à ce mutisme, les agents de sécurité de la société Protectim ont voté la grève ce mercredi 20 mars. Regroupés au centre commercial de la Part-Dieu devant le magasin Primark, principal client de la société Protectim, ils ont manifesté leur mécontentement, demandant à négocier avec la direction, en scandant des slogans incisifs tels que « Primark sous-traite, Protectim maltraite » ou « Il est où M. Hellou ? ». Ils ont été rejoints par les livreurs Cogepart, sous-traitants de Carrefour, eux-aussi en grève. Ils revendiquent désormais : « le paiement de toutes leurs heures de travail, le remboursement systématique de leurs frais de transport, le respect du repos quotidien et hebdomadaire et des délais de remises des plannings, ainsi que l’allocation d’une prime de risque. »

La direction de Protectim n’a pas répondu à nos questions.

Émilie CLER

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