Concertation Trop de pub ? Les habitants affichent leurs inquiétudes

Lors de la manifestation pour le climat, en décembre, l’une des actions du collectif Plein la vue.  Photo Le Progrès /Tatiana VAZQUEZ
Lors de la manifestation pour le climat, en décembre, l’une des actions du collectif Plein la vue. Photo Le Progrès /Tatiana VAZQUEZ

Habitants et représentants de la Métropole de Lyon se sont retrouvés, à la fac catho, place des Archives (Lyon 2e ), autour du projet de règlement local de publicité. On y a entendu les grandes orientations.

Serait-ce, dans cette affaire, comme l’a souligné l’un des participants, un affrontement entre la logique économique et celle des citoyens ? Les protagonistes de cet épineux dossier s’en défendent. Pour la Métropole de Lyon, qui a lancé une concertation sur le futur règlement local de publicité intercommunal (RLP), via la voix du conseiller délégué aux Règlements locaux de publicité Patrick Véron, il s’agit de « préserver le patrimoine et le paysage du territoire et de renforcer le cadre de vie des habitants par un encadrement fort des dispositifs publicitaires, tout en valorisant les activités commerciales en centre-ville et des petits commerces de centre bourg ». Mieux même, ont affirmé les techniciens de la Métropole, la tendance est « d’être plus contraignant ».

Rassurant ? Pour certains habitants et notamment ceux du collectif Plein la Vue , le compte n’y est pas. La Métropole disent-ils, « écoute les publicitaires et ignore ses habitants » et a fait « la démonstration de son manque d’ambition réelle pour faire diminuer la publicité dans l’espace public ».

Alors plus de pub ou moins de pub dans notre environnement ? La question sera tranchée début 2020, après enquête publique (lire par ailleurs). En attendant, ce sont des orientations qui ont été exposées. Et celle qui concerne l’installation prochaine (ou pas) des écrans numériques, était particulièrement attendue.

Des panneaux numériques sur 7 % du territoire

L’idée serait d’installer ces écrans numériques publicitaires « sur des secteurs très limités ».

Le dispositif serait interdit sur 94 % du territoire et autorisé dans certaines zones commerciales et économiques, le long de grands axes de déplacement, avance la Métropole. Les formats pourraient varier de 2 à 6  m². Certains participants se disent « déçus. « Pas une seule fois on a évoqué le fait que les panneaux numériques sont nuisibles et ne devraient pas exister », lance-t-on dans la salle. D’autres y voient un « impact colossal », « un fléau pour la petite enfance » et « des accidents multiples » liés aux images animées. « On va les voir fleurir partout, c’est aberrant ». Et la consommation d’énergie : « Je croyais qu’on devait diminuer l’empreinte écologique de la ville. Un écran vidéo, ça consomme énormément… »

« On ne peut pas imposer une réglementation liée à la consommation énergétique ou en tout cas jusqu’à ce que la loi change », répond la Métropole. Et plus largement, « il n’est pas possible d’interdire la publicité, nous sommes assujettis à la loi. En revanche nous pouvons l’encadrer ». Le débat est loin d’être terminé.

Aline DURET

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