Justice Agression homophobe : une mineure mise en examen

Les faits se sont déroulés sur le parvis du centre commercial  de la Part-Dieu.  Photo  DR
Les faits se sont déroulés sur le parvis du centre commercial de la Part-Dieu. Photo DR

Vendredi, une jeune femme a été blessée au visage d’un coup de cutter, parce qu’elle tenait la main de sa compagne. Une adolescente âgée de 17 ans a été interpellée et présentée à un juge.

Elles marchaient main dans la main sur le parvis du centre commercial de la Part-Dieu, lorsqu’elles ont été prises à partie, vendredi soir, vers 19 h 30. Les deux jeunes femmes ont été agressées par un groupe d’adolescentes, selon leur récit. L’une des victimes, gendarme réserviste du groupement de Meurthe-et-Moselle, a réagi et tenté d’expliquer que leur comportement relevait d’un délit. La violence l’a emporté sur la raison.

Sa compagne a reçu un coup de cutter au visage. Une estafilade superficielle mais longue, qui aurait pu provoquer de graves séquelles, selon une source proche de l’enquête. Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour la secourir.

Un effet de groupe

Interpellée, l’auteur présumée du coup était encore en possession d’un cutter. Âgée de 17 ans, elle a été placée en garde à vue, puis présentée dimanche, à un juge d’instruction, au palais de justice de Lyon. Elle a été mise en examen pour violences aggravées, en raison de l’orientation sexuelle de la victime. La qualification de violences en réunion n’aurait pas été retenue. L’adolescente a été placée sous contrôle judiciaire. Un mandat de dépôt aurait été requis par le parquet. L’enquête se poursuit pour identifier les autres participantes à la scène. Simples témoins, complices de l’acte homophobe ? Les victimes évoquent un effet de groupe, avec six jeunes femmes présentes autour d’elles.

L’affaire a été fortement médiatisée. Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’égalité femmes-hommes et à la lutte contre les discriminations, a diffusé un tweet pour affirmer son soutien aux victimes et dénoncer un acte « inacceptable et inexcusable ». Le maire, Gérard Collomb, a également réagi en condamnant « avec la plus grande fermeté » l’agression du couple.

La violence des femmes reste un phénomène minoritaire, mais peut s’avérer très agressive, selon les experts qui ont travaillé la question. Les femmes apparaissent dans moins de 5 % des verdicts criminels et moins de 10 % des délits jugés. Leurs profils sont le plus souvent issus de milieux défavorisés.

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