Lyon 3e Ligne C3: trois attaches sur un immeuble haussmannien font débat avenue de Saxe

Une véritable toile surplombe le croisement entre le cours Lafayette et la rue du Maréchal-de-Saxe. Photo David TAPISSIER
Une véritable toile surplombe le croisement entre le cours Lafayette et la rue du Maréchal-de-Saxe. Photo David TAPISSIER
Sur la façade du n° 45, les trois points d’ancrage sont bien marqués… Photo David TAPISSIER
Sur la façade du n° 45, les trois points d’ancrage sont bien marqués… Photo David TAPISSIER
Une véritable toile surplombe le croisement entre le cours Lafayette et la rue du Maréchal-de-Saxe. Photo David TAPISSIER Sur la façade du n° 45, les trois points d’ancrage sont bien marqués… Photo David TAPISSIER

Une régie lyonnaise a intenté une action contre la Métropole et le Sytral : trois attaches ont été installées indûment sur un immeuble haussmannien, sans aucune concertation.

La rénovation du cours Lafayette et le futur passage à l’électrique du C3 ont bouleversé, durant de longues semaines, la circulation et la physionomie du quartier. Sauf que le bel immeuble haussmannien, situé au 45, avenue du Général-de-Saxe ne pensait pas être également touché par le chantier par l’énorme toile d’araignée de câbles qui surplombe le croisement ! Trois points d’attache, réalisés de nuit, au niveau du premier étage d’un magnifique immeuble haussmannien qui sont la source d’un réel mécontentement de la régie Carron, par la voix de son avocat, Maître Christophe Degache.

Petit retour en arrière. Le 8 décembre 2017, le président de la Métropole instaure une servitude d’urbanisme qui concernait tous les immeubles longeant la ligne de bus C3 cours Lafayette. 

L’immeuble au 45, avenue Maréchal-de-Saxe a reçu une notification de cet arrêté le 12 février… mais, selon l’avocat, les ancrages avaient déjà été posés. Un recours contre l’arrêté a donc été est déposé par la régie devant le tribunal administratif, le 4 avril.

Retrait ou indemnisation

Parmi les raisons invoquées, l’atteinte à l’esthétisme à la valeur architecturale d’un immeuble haussmannien qui n’est même pas situé cours Lafayette, les mauvaises dates de l’enquête publique invoquée dans l’arrêté, le fait que la problématique des ancrages n’ait jamais été abordée par l’enquête publique, mais aussi, une erreur manifeste d’appréciation par la non-utilisation de poteaux pour tenir les câbles, comme c’est le cas à de nombreux endroits le long du C3.

Pour l’avocat, c’est surtout la non-concertation qui est regrettable. « Nous sommes clairement face à la toute-puissance publique : je fais ce que je veux ! Or, il y a des textes à respecter », martèle l’avocat.

Une décision d’autant plus pénible que si les travaux sont terminés, l’électrique ne rentrera pas en fonction sur la ligne C3 avant la fin de l’été 2019.

Du côté de la Métropole le silence est de rigueur. Contactée, elle confirme effectivement le recours déposé par la régie, mais ne communique jamais tant qu’une action en justice est en cours.

David TAPISSIER

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