Lyon 6E Cours Lafayette : depuis la fin des travaux, des accidents en série

Une sorte de chicane dévie les voitures et les vélos du muret perpendiculaire qui protège l’arrêt du C3.  Photo Sylvie SILVESTRE
Une sorte de chicane dévie les voitures et les vélos du muret perpendiculaire qui protège l’arrêt du C3.  Photo Sylvie SILVESTRE
Visiblement le muret est trop peu visible, surtout de nuit.  Photo DR
Visiblement le muret est trop peu visible, surtout de nuit. Photo DR
Une sorte de chicane dévie les voitures et les vélos du muret perpendiculaire qui protège l’arrêt du C3.  Photo Sylvie SILVESTRE Visiblement le muret est trop peu visible, surtout de nuit.  Photo DR

Entre les Halles Paul-Bocuse et l’école Jean-Jaurès, un arrêt de bus et un passage piétons protégés par un muret ont été créés dans le cadre des travaux du site propre. Visiblement trop peu visible, le muret est la cause d’accidents en série.

C’était samedi 2 mars. Un nouvel accident sans victime s’est produit vers 23 heures sur le cours Lafayette. La voiture a percuté le muret du quai de la station du C3 “Halles-Bocuse”, et s’est retrouvée sur le toit. Un événement qui s’inscrit dans une série qui commence à être longue depuis que les travaux ont été menés sur le cours.

Dangereux pour les automobilistes comme pour les piétons

D’ailleurs, croisée ce lundi à l’endroit de l’accrochage, une passante constate la survenue d’un nouveau fait dans la nuit. « Je suis passée ici hier, ces débris n’y étaient pas », dit-elle en pointant du doigt des éclats de verre et clignotants. Et d’ajouter : « Encore un accident ! »

Depuis l’instauration du double site propre du cours Lafayette, la zone entre les Halles Paul-Bocuse et l’école Jean-Jaurès a été ainsi le théâtre de plusieurs accidents. Pour l’instant heureusement, seuls des dégâts matériels sont à déplorer.

La création, au beau milieu du cours, d’un arrêt de bus destiné au C3 venant du Rhône complique le schéma, a fortiori depuis que les “modes doux’’ s’en mêlent. Cette zone est protégée par un muret perpendiculaire à l’axe de la rue, d’une trentaine de centimètres de hauteur. La chaussée présente donc à cet endroit une sorte de chicane, que voitures et vélos doivent emprunter de façon fluide et parallèle. Sauf que ce muret n’est pas rendu particulièrement visible, et qu’aucun dispositif matériel n’oblige les véhicules à ralentir.

Les riverains sont unanimes : c’est dangereux. Dangereux pour les automobilistes. Mais dangereux, aussi, pour les piétons… Christiane, retraitée, habite place de l’Europe, et traverse souvent à cet endroit. « Les voitures sont plus ou moins respectueuses, mais les vélos et les trottinettes ne font pas attention aux piétons. Sur ce passage très fréquenté, pourquoi n’y a-t-il pas un feu tricolore ? »

Même son de cloche chez ces quatre nounous qui accompagnent chaque jour des enfants à l’école Jean-Jaurès. L’une d’elle, Sylvie, indique : « Il vaut mieux regarder deux fois avant d’avancer les poussettes sur ce passage pour piétons ! » Et Pascale, d’ajouter : « Des enfants seuls traversent aussi très souvent, c’est vraiment un site stratégique. Il faudrait un dos-d’âne, ou un feu avec un radar ».

Seul écho positif, celui de Françoise qui trouve qu’il y a un peu moins de monde depuis que le début du cours est fermé. « Le trafic passe plutôt rue de Bonnel ».

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