THEATRE Gaccio-Giangreco, l’histoire de deux amis à la vie… à la mort

Bruno Gaccio et Philippe Giangreco, c’est 60 ans d’une amitié sincère. Ils ont décidé de la mettre en scène au théâtre. Photo  Le Progrès/Jean-Carol LARRIVÉ
Bruno Gaccio et Philippe Giangreco, c’est 60 ans d’une amitié sincère. Ils ont décidé de la mettre en scène au théâtre. Photo Le Progrès/Jean-Carol LARRIVÉ

Jusqu’où peut-on aller par amitié ? C’est à cette question que répondent Philippe Giangreco et Bruno Gaccio, dans la pièce Les Pâtes à l’ail. A la Comédie Odéon.

Ils se connaissent depuis toujours, ont grandi ensemble, dans la même rue, à Saint-Étienne, partagé les mêmes bancs d’écoles, la même bande de potes, les mêmes bêtises jusqu’à l’adolescence…

Puis, ils sont “montés” à Paris pour mener des carrières respectives à la télévision (notamment Les Guignols de l’info ou encore Nulle part ailleurs pour Bruno Gaccio, Demain le monde pour Philippe Giangreco, ndlr), au théâtre ou encore au cinéma.

Soixante ans d’une amitié mise en scène au théâtre, et surtout à leur image, celle de deux hommes « nés dans la rigolade ». Une pièce baptisée Les Pâtes à l’ail qu’ils ont écrite à trois, avec la complicité, forcément, d’un vieil ami, le metteur en scène Jean-Carol Larrivé.

« C’est l’histoire de deux mecs qui se connaissent depuis toujours et qui se retrouvent une fois par mois autour d’un plat de pâtes à l’ail. Un soir, l’un d’eux annonce à son pote qu’il a un cancer, qu’il ne lui reste plus que quelques mois à vivre, et qu’il ne veut pas subir cette déchéance. Alors, il demande à son ami le plus grand et le plus terrible service qu’un homme peut demander à un autre, à savoir de l’aider à mourir », raconte Bruno Gaccio.

Il n’y a pas d’amitié sans rire, ça n’existe pas


Bruno Gaccio

« Tandis que l’un plaide son cas avec un humour noir foncé, l’autre célèbre la vie, l’amitié, la sexualité. Et les deux dévoilent leurs faiblesses, leurs failles, leur amour pour la vie et leurs proches », écrit Jean-Carol Larrivé.

Mais comment d’un “plat” à la fois grinçant et morbide arrive-t-on à ce que le trio qualifie de « comédie romantique » ? « On ne fait pas rire avec ça, on rit de ça. On se moque de cette situation. Personne n’a envie de rire avec la mort d’un ami, d’un parent. On rit avec quelqu’un parce que l’humanité d’un homme est dans son rire. Et puis, il n’y a pas d’amitié sans rire, ça n’existe pas. On n’a jamais pu prendre les choses au sérieux », confie Bruno Gaccio.

D’ailleurs, ce tête-à-tête sur les planches, les deux Stéphanois ne l’envisageaient pas l’un sans l’autre. « Je n’aurais pas pu le faire avec quelqu’un d’autre que Bruno. Cette pièce n’avait de l’intérêt que si on la faisait ensemble. Et puis, on a tout fait ensemble, sauf jouer », souligne Philippe Giangreco.

Ce sera chose faite dimanche à la comédie Odéon, pour quatre représentations lyonnaises. 

Dimanche 10, 17 et 31 mars à 17 heures, Comédie Odéon, 6, rue Grolée, Lyon 2e. Tél. 04.78.82.86.30. À partir de 21,50 €.

SKA

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