Lyon - Danse Cinq spectacles pour se mettre la tête sens dessus dessous

The Great Tamer (le 5 mars à la Maison de la danse) est une formidable compilation  de tableaux humains et esthétisants. À l’origine de ce spectacle iconique ? Dimitris Papaioannou, connu pour les cérémonies des JO d’Athènes, en 2004.  Photo Julian MOMMERT
The Great Tamer (le 5 mars à la Maison de la danse) est une formidable compilation de tableaux humains et esthétisants. À l’origine de ce spectacle iconique ? Dimitris Papaioannou, connu pour les cérémonies des JO d’Athènes, en 2004.  Photo Julian MOMMERT

Le Festival Sens Dessus Dessous revient, depuis le 4 mars, pour une 7e édition à la Maison de la Danse. Focus sur cinq spectacles qui valent largement le détour.

Le plus iconique

Impossible d’oublier la myriade de corps nus de The Great Tamer , qui s’assemblent en sculptures humaines polymorphes. Pourtant, nul voyeurisme ici : Dimitris Papaioannou est un orfèvre d’images fortes et chocs, avec ce spectacle qui a marqué le Festival d’Avignon 2017.

L’artiste cite volontiers Botticelli et Raphaël parmi ses références : logique pour ce Grec formé aux Beaux-arts, connu pour les cérémonies des Jeux olympiques d’Athènes et une collaboration avec le Tanztheater Wuppertal Pina Bausch.

Plus plastique que chorégraphique, The Great Tamer n’en demeure pas moins une expérience à vivre, la tête dans le cosmos.

À vivre ce mardi 5 mars.

Le plus audacieux

Le CCN - Ballet de Lorraine est l’une des compagnies françaises les plus stimulantes du moment, grâce à des collaborations avec des chorégraphes venus de tout bord.

La preuve avec ce programme 100 % new-yorkais.

Retour d’abord en 1968 avec Rainforest , pièce créée par Cunningham et ayant pour décor des ballons gonflés à l’hélium imaginés par Andy Warhol : deux mythes ! Place ensuite à une figure de la scène queer, Miguel Gutierrez, à l’énergie souvent foutraque : ça passe ou ça casse mais on y va les yeux fermés.

Ce programme sera précédé d’un happening, pour fêter les cinquante ans de la compagnie nancéienne.

À voir les 8 et 9 avril.

Le plus urbain

Anne-Marie Van, alias Nach, a rencontré la danse krump (danse urbaine née dans les années 2000 à base de mouvement très rapides) devant l’Opéra de Lyon. Elle présente désormais Cellule , un solo au titre évocateur : enfermement, urgence et énergies féroces guident celle qui a récemment bénéficié d’une résidence à la prestigieuse Villa Kujoyama, à Kyoto.

Samedi 9 mars, le programme d’ateliers de la Maison de la danse propose de s’initier aux bases de cette danse urbaine venue de Los Angeles, et d’assister à une battle de krump.

Rendez-vous vendredi 8 et samedi 9 mars.

Le plus baroque

Créé en 1998 par William Kentridge et la Handspring Puppet Company, l’opéra baroque Le Retour d’Ulysse réunit sur scène sept chanteurs du Studio de l’Opéra de Lyon et de grandes marionnettes en bois. Ensemble, ils content les aventures d’un Ulysse fatigué, animé par le souvenir de Pénélope.

Du vendredi 29 mars au mercredi 3 avril.

Le plus numérique

Adrien M est issu de l’univers circassien et de l’informatique. Claire B du design graphique et de la scénographie. Ils créent Acqua alta - montée des eaux en français, proposition composée d’un spectacle mêlant danse et images numériques et complétée d’un livre en réalité augmentée et d’un casque en réalité virtuelle. Cette expérience censée immersive raconte la quête d’un homme, à la recherche de sa femme disparue dans une mer d’encre.

À expérimenter le 8 mars.

Pour comprendre la 7e édition

Le festival Sens dessus dessous est de retour pour une septième édition. « La danse est un art en totale complicité avec les autres arts », explique Dominique Hervieu, fidèle à son engament en faveur de toutes les danses, d’abord en tant qu’artiste et depuis 2011 en tant que directrice de la Maison de la danse.

Ainsi, numérique, théâtre, chant ou marionnettes animent cette année les six spectacles du festival, dont la création d’Adrien M et Claire B, deux artistes installés à Lyon.

« Ce temps fort parmi notre programmation annuelle, orienté vers la pluridisciplinarité, est désormais identifié par notre public », poursuit-elle.

Du lundi 4 mars au mardi 9 avril, six compagnies venues de France, Suisse, Grèce et Afrique du Sud sont à découvrir. Tous les spectacles sont présentés à la Maison de la danse (sauf Cellule de Nach et Bienvenue d’Eugénie Rebetez à l’Espace Albert-Camus, Bron). Réservations spectacles : maisondeladanse.com, Tél. 04.72.78.18.00. Tarifs de 13 à 55 €.

Réservations pour les ateliers krump au Pôle Pik : billetterie@pole-en-scenes.com, 04.72.14.63.40, gratuit.

A. MINEL

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