Découverte A Villeurbanne, les coulisses du Théâtre national populaire se dévoilent

Laurent Malleval, responsable des ateliers du Théâtre national populaire (TNP), présente ici une partie de décor, composé de 180 vêtements. Photo Le Progrès/Émilie RENAUDIER
Laurent Malleval, responsable des ateliers du Théâtre national populaire (TNP), présente ici une partie de décor, composé de 180 vêtements. Photo Le Progrès/Émilie RENAUDIER
Visite des ateliers du TNP au milieu des décors d’anciens spectacles et de ceux en cours de création. Photo Le Progrès /Émilie RENAUDIER
Visite des ateliers du TNP au milieu des décors d’anciens spectacles et de ceux en cours de création. Photo Le Progrès /Émilie RENAUDIER
Les vases façonnés sont entreposés debout, dans un coin de l’atelier modelage, pour le séchage. Photo Le Progrès /Émilie RENAUDIER
Les vases façonnés sont entreposés debout, dans un coin de l’atelier modelage, pour le séchage. Photo Le Progrès /Émilie RENAUDIER
Laurent Malleval, responsable des ateliers du Théâtre national populaire (TNP), présente ici une partie de décor, composé de 180 vêtements. Photo Le Progrès/Émilie RENAUDIER Visite des ateliers du TNP au milieu des décors d’anciens spectacles et de ceux en cours de création. Photo Le Progrès /Émilie RENAUDIER Les vases façonnés sont entreposés debout, dans un coin de l’atelier modelage, pour le séchage. Photo Le Progrès /Émilie RENAUDIER

Pour mettre en lumière le travail préalable à un spectacle, le Théâtre national populaire (TNP) a ouvert les portes de ses coulisses à une trentaine   de visiteurs, la semaine dernière.

Guidée par Laurent Malleval, responsable des ateliers, une trentaine de personnes ont découvert, la semaine dernière, les espaces et métiers liés à la fabrication des décors du Théâtre national populaire (TNP). Toute l’année, deux permanents et vingt intermittents s’activent, entre le modelage de masques et de vases, la sculpture de pièces de bois et les montants métalliques, indispensables à la solidité des structures.

Dans une pièce, sont dépliés au sol, des vêtements, presque tous bleus. « Ils font partis d’un décor et les textiles que vous voyez ont été traités avec un produit ignifuge, et sont en cours de séchage », explique Laurent Malleval, face au regard curieux des visiteurs. La fabrication en ateliers accompagne la création artistique tout au long du calendrier des répétitions. « Dans les ateliers, la cadence s’accélère à l’approche de la première représentation », explique celui qui sait composer avec les nombreuses contraintes techniques.

Une volonté d’ouverture au public

Le TNP souligne sa volonté d’ouverture au public, tournée vers la présentation de la création dans son ensemble. Au-delà de la représentation d’un spectacle, le travail préalable, souvent dissimulé sur scène, est alors mis en lumière dans les ateliers.

> Théâtre nationale populaire (TNP) 8, place du Dr Lazare-Goujon. Tél.04.78.03.30.00.

Le TNP en chiffres

- 110 m³, le volume moyen des décors à chaque spectacle.

- 9,5 millions d’euros : le budget annuel du TNP, dont 250 000 euros pour le fonctionnement des ateliers.

- 2 permanents machiniste-constructeurs-sculpteurs. Le TNP compte également 20 intermittents.

- 475 kg : le poids moyen des boiseries par spectacle, contre 750 kg pour la métallerie.

- 60 000 euros : l’investissement pour moderniser le traitement des copeaux bois de la menuiserie.

- 10 à 12 semaines : le temps de préparation par spectacle en moyenne.

- 33 ans : c'est l’expérience de création au sein des ateliers du TNP pour Laurent Malleval, responsable des ateliers.

Laurent Malleval: 33 ans au sein des ateliers du TNP

Laurent Malleval, responsable des ateliers du Théâtre National Populaire. Photo Emilie RENAUDIER
Laurent Malleval, responsable des ateliers du Théâtre National Populaire. Photo Emilie RENAUDIER

« J’ai signé mon premier contrat en intérim avec le TNP au cours de l’année 1986 », se rappelle Laurent Malleval, qui dirige aujourd’hui les ateliers du Théâtre National Populaire (TNP).

Après une formation (CAP) en ébénisterie, il peine à trouver un poste. Il s’oriente alors vers les missions temporaires dans le bâtiment entre deux contrats avec le théâtre. Rapidement, il enchaîne les contrats avec Les Célestins et l’Opéra.

En 1992, il est employé en tant que constructeur-machiniste et se sédentarise à plein-temps dans les ateliers du TNP dont il devient le responsable. Âgé aujourd’hui de 53 ans, Laurent créer les décors, accompagne le montage, sert le spectacle (comme le veut l’expression consacrée au machiniste) pendant la représentation et assure également le bon déroulement du démontage.

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