Jeu Et si vous étiez recruté par l’académie des enfants espions ?

Margaux Bruineaud, cofondatrice de  Boîtes en cavale à la recherche de nouveaux espions.  Photo Le Progrès/David TAPISSIER
Margaux Bruineaud, cofondatrice de Boîtes en cavale à la recherche de nouveaux espions. Photo Le Progrès/David TAPISSIER

Depuis décembre, deux Lyonnaises ont lancé un concept unique d’enquêtes par courrier : des missions “faites maison” pour les enfants. Leur objectif ? Créer des jeux durables et des souvenirs…

Vous avez entre sept et onze ans ? Et si vous étiez recruté par l’académie des enfants espions ? Ils cherchent de nouveaux membres ce moment. Le point de départ : une boîte, mystérieuse, arrivée par la poste. Leur mission ? Résoudre des énigmes pour sauver l’univers. Évidemment, tout est top secret.

Derrière cette idée originale, deux Lyonnaises : Margaux Bruineaud et Astrid Faure. La première, tout juste arrivée à Lyon, revient d’un séjour au Vietnam à aider une ONG dans des actions autour de l’enfance. La seconde organise à Paris des chasses au trésor thématisées aux Buttes Chaumont. Leur rencontre est un coup de cœur et elles décident de créer leurs propres enquêtes pour les enfants.

« Le jeu fait lire, jouer et gamberger »

Le colis par abonnement mensuel a été pensé comme un jeu et non comme un magazine : il est durable, de qualité et immersif. Tout est pensé pour que le jeune espion s’autonomise et génère de la créativité. Et surtout, il est complètement déconnecté des écrans puisque l’enfant n’a jamais besoin d’un smartphone.

« Astrid, c’est l’âme créatrice de l’équipe : elle a testé ses énigmes durant des mois », explique Margaux. « Tous les mois, l’enfant va recevoir des objets, des jeux mais aussi des casse-tête. Notre univers est entièrement fabriqué en France. Le but ? Que l’enfant s’émerveille et conserve ses boîtes en cavale. »

Bracelets multicolores, roue crantée multicode en bois, filtre rouge d’espion. Rien ne manque pour l’immersion… et ça marche ! Les premiers 160 packs se sont vendus en quelques jours en décembre, même si le tarif, de 24,80 € par mois, pouvait paraître élevé. « Les prix sont au plus juste : tout est fait en France et nous sommes fières du rendu. D’ailleurs, les retours des parents comme des enfants sont excellents : le jeu fait lire, jouer et gamberger… Et ça n’a pas de prix », rajoute-t-elle.

La deuxième vente en ligne se prolonge jusqu’à fin février… Et devrait se renouveler par la suite tous les deux mois. Et si tout est “fait main”, les deux entrepreneuses réfléchissent à travailler à Lyon avec un Établissement et service d’aide par le travail (ESAT), une structure employant des personnes en situation de handicap.

www.en-cavale.fr/

David TAPISSIER

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