Transports 500 scooters électriques en libre-service déployés d’ici avril

Une première vague d’une centaine d’e-scooter vient d’être déployée dans une partie de la ville.   Photo  DR
Une première vague d’une centaine d’e-scooter vient d’être déployée dans une partie de la ville.   Photo DR

Indigo Weel en avait fait l’annonce en début de mois : leurs scooters électriques en location libre-service s’installent à Lyon. Comme pour les vélos, il est possible de les utiliser grâce à une application.

Depuis un an, le free floating  (1) se développe à vitesse grand V sur la métropole : après les vélos Gobee.bike, qui ont jeté l’éponge en février 2018, victimes de vandalisme, Indigo Weel a pris le relais en mars 2018, toujours avec des vélos. Ensuite, ce fut au tour des trottinettes électriques de faire leur apparition sur le marché lyonnais, avec Lime en septembre dernier, puis Voi début février.

Lyon, la seconde ville française après Toulouse

Aujourd’hui, place aux scooters électriques en free floating , avec un acteur qui est le premier à proposer une plateforme multimodale : « Des vélos et scooters électriques proposés à la location et en même temps en libre-service, c’est une première en France », note Jean Gadrat, directeur général d’Indigo Weel. Ce double service a été testé à Toulouse. Lyon est la seconde ville française à en bénéficier.

Tout comme les vélos, les scooters électriques, sont accessibles grâce à une application mobile : « Le but était d’avoir les deux, vélos et scooters électriques, sur une même application, pour une complémentarité optimisée. Cela va permettre aux usagers d’adapter leurs moyens de locomotion à leurs besoins de mobilité », résumait encore Jean Gadrat.

Performants sur les longues distances ou les routes à fort dénivelé

Sans borne de stationnement et sans émission de gaz, le scooter partagé Indigo Weel doit répondre également à des usages tels que les longues distances ou les routes à fort dénivelé, « comme cela est le cas à Lyon, qui est une ville très vallonnée ».

Limité à 50 km/h, ce scooter de la marque Niu est conçu pour un passager et son conducteur. Il est autonome sur 100 km grâce à ses batteries amovibles et géolocalisables. Les casques sont fournis et des stages d’information et de formation à la conduite du deux-roues sont proposés.

Le directeur envisage un déploiement de 500 scooters sur la métropole d’ici avril. Avec des zones de service (les arrondissements de Lyon et Villeurbanne) et des zones d’exclusion (comme les quartiers piétons de Saint-Jean, Hôtel-de-ville, Opéra, ou des artères comme la rue de la République), établies en concertation avec la ville, selon lui.

« Notre succès est conditionné par ça », ne manque pas de préciser Jean Gadrat. Une manière de dire que, sur la question du partage de l’espace public, le free floating est attendu au coin du trottoir.

(1) Le free floating est un type de véhicules que l’on peut laisser dans la rue. À l’aide d’une application mobile, on scanne un QR code, ce qui permet de débloque l’engin.

Comment ça marche ?

Comme pour le vélo, il suffit de télécharger l’application sur son téléphone mobile, de localiser les scooters disponibles à proximité et de scanner le QR code pour débloquer l’engin.

Ils seront disponibles sept jours sur sept, de 5  heures du matin à minuit , et immobilisés le reste du temps, pour des réparations notamment.

Le prix à la location s’élève à 3 euros les 20 minutes, puis un euro toutes les dix minutes.

Pour pouvoir le conduire, il faut être majeur, avoir un permis A ou B, et être muni d’une pièce d’identité.

Photo DR
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Du nouveau pour le vélo

Pour le vélo en service depuis presqu’un an sur la métropole, Indigo Weel est bien obligé d’annoncer un bilan en demi-teinte. Les raisons : le vandalisme, et les concurrents – qui ont d’ailleurs jeté l’éponge rapidement. Du coup, changement de mode opératoire : il faudra désormais attacher son vélo sur du mobilier urbain avec un cadenas, et le prendre en photo, ce qui servira à mieux le tracer : « Nous demandons désormais aux usagers de se responsabiliser sur le stationnement pour mieux protéger les vélos », explique le directeur général d’Indigo Weel. 2 000 vélos sont remis en service avec ces nouveaux cadenas.

Sandrine RANCY

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