CULTURE On a retrouvé la baleine du musée Guimet

David Besson, responsable du service des collections au musée des Confluences retrouve la baleine dans les ateliers d’Aïnu, installés à Gentilly en région parisienne. Photo Le Progrès /Isabelle BRIONE
David Besson, responsable du service des collections au musée des Confluences retrouve la baleine dans les ateliers d’Aïnu, installés à Gentilly en région parisienne. Photo Le Progrès /Isabelle BRIONE
La baleine présentée dans la grande salle du musée Guimet dans les années 1950. Photo Le Progrès  /Archives Départementales du Rhône.
La baleine présentée dans la grande salle du musée Guimet dans les années 1950. Photo Le Progrès  /Archives Départementales du Rhône.
David Besson, responsable du service des collections au musée des Confluences retrouve la baleine dans les ateliers d’Aïnu, installés à Gentilly en région parisienne. Photo Le Progrès /Isabelle BRIONE La baleine présentée dans la grande salle du musée Guimet dans les années 1950. Photo Le Progrès  /Archives Départementales du Rhône.

Elle avait disparu en 2003. Elle se fait une beauté (restauration et soclage) à Gentilly, en région parisienne. Elle sera installée en mars dans le hall du musée des Confluences.

Exposée dans la grande salle du musée Guimet jusqu’en 2003, la baleine avait disparu. On va la retrouver dès mars dans un hall du musée des Confluences. Pendant ces seize années, elle aura vécu en pièces détachées dans des caisses, avant d’être restaurée à Paris, depuis juillet, en vue de cette réinstallation. Voici son itinéraire.

Trouvée en Corse

Son squelette, acheté par la ville de Lyon en 1878, provient d’un spécimen échoué sur les côtes corses, près d’Ajaccio. À l’époque, le musée, installé au palais Saint-Pierre (Terreaux), n’a pas la place suffisante pour l’exposer : elle mesure 17,75 mètres et pèse 1 200 kg.

Il déménage boulevard des Belges en 1914, mais il faut attendre 1952 pour que son montage soit entrepris. Malheureusement, en août 1955, un orage de grêle détruit la verrière. La grande salle est inondée, le parquet endommagé et les collections évacuées, sauf la baleine. « On la met sur roulettes et on la déplace au gré des réparations du plancher », raconte David Besson, responsable du service des collections aux Confluences. Les travaux durent sept ans. En 1962, elle est finalement présentable avec un socle terminé.

Du verre dans le crâne

2003 : la grande salle devient inaccessible, dans la perspective de la fermeture complète du muséum, effective en 2007. On démonte le squelette. « Il y avait encore des petits bouts de verre de la verrière dans son crâne », se souvient David Besson.

Stockée en morceaux

La bête rejoint les réserves du centre de conservation et d’étude des collections du futur musée des Confluences, rue Bancel (Lyon 7e ). Jusqu’à ce qu’on vienne la sortir de l’oubli, l’an dernier.

Pourquoi ne pas l’avoir installée plus tôt dans le musée, flambant neuf et immense ? « Elle est plus grande que le dinosaure. Tellement imposante qu’on n’aurait vu qu’elle. Elle sera d’ailleurs la plus grosse pièce exposée, souligne David Besson. C’est un rorqual commun qui devait peser 35 tonnes de son vivant. Une espace protégée qui existe toujours, en petit nombre, autour de 70 0000 sujets dans le monde. Au XIXe , elle était déjà considérée comme rare ».

Suspendue dans le hall

Entre-temps, une place de choix lui a été trouvée : suspendue dans le hall qui dessert les expositions permanentes. Dans une attitude dynamique, comme plongeant dans le puits de lumière vers les bassins du rez-de-chaussée. Une vraie performance, cette prochaine installation : « deux tonnes et demie suspendues par trois paires de câbles attachées à trois poutrelles », détaille Louis de Chavagnac, chef des projets aux ateliers d’Aïnu, installés à Gentilly. Ce sont eux qui ont conçu cette structure métallique. Et qui ont consolidé et mis en valeur le squelette. David Besson l’a retrouvé avec bonheur : « en très bon état : les os sont solides ». Les visiteurs pourront le vérifier bientôt, dès la mi-mars.

200000 €

Le coût de la restauration rendue possible grâce à la participation d’un mécène, Boehringer (ex Merial), à hauteur de 25 %.

Montage et week-end de festivités les 30 et 31 mars

Le montage de la baleine se déroulera pendant la seconde quinzaine du mois de mars et le public pourra voir une partie du chantier, pendant les heures d’ouverture du musée.

Il pourra aussi partager ses souvenirs, écrits ou photographiques, de la baleine quand elle était exposée au musée Guimet en écrivant à : baleine@museedesconfluences.fr

Deux entrées au musée sont à gagner, pour le week-end de festivités prévu les samedi 30 et dimanche 31 mars.

> Musée des Confluences, 86, quai Perrache, Lyon 2e.

Isabelle BRIONE

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