ENVIRONNEMENT Rongés par les insectes, 60 arbres coupés vers la Cité Internationale

Image douloureuse que cette zone d’abattage de 60 arbres touchée par les scolytes le long des voies ferrées au parc de la Tête d’Or.  Photo Le Progrès /Nadine MICHOLIN
Image douloureuse que cette zone d’abattage de 60 arbres touchée par les scolytes le long des voies ferrées au parc de la Tête d’Or. Photo Le Progrès /Nadine MICHOLIN

À hauteur de la Porte de la Feyssine, juste avant la Cité Internationale, plus d’une soixantaine d’arbres ont dû être coupés affaiblis par les scolytes, insectes coléoptères et la sécheresse de l’été dernier. La Ville replantera 170 arbres à l’automne.

On connaissait la chenille processionnaire, la pyrale du buis, un peu moins les scolytes ou scolytidés. Cette sous-famille d’insectes coléoptères se nourrit de bois jeune situé sous l’écorce de diverses espèces d’arbres. Elle peut provoquer d’importants dégâts chez les résineux allant jusqu’à les tuer.

Parmi les 8000 arbres recensés au parc de la Tête d’Or, certains n’échappent pas au fléau.

La zone touchée s’étale sur plusieurs centaines de mètres

La surprise est saisissante pour les amateurs de marche ou de course à pied qui empruntent le circuit de 3,8 km du parc. Désormais, la vue totalement dégagée sur les voies ferrées précédant la Cité Internationale, en lieu et place d’arbres majestueux et de bosquets touffus, offre une image douloureuse. La zone touchée s’étale sur plusieurs centaines de mètres. La présence depuis l’an dernier de scolytes a obligé le service des espaces verts de la Ville de Lyon à couper plus d’une soixantaine d’arbres (épicéas, robiniers, ailantes).

« La ville a effectivement procédé à des abattages suite à des attaques de scolytes. On ne sait pas comment ces espèces invasives sont arrivées à Lyon. De plus, les arbres ont été affaiblis par la sécheresse de l’an dernier. Les attaques de scolytes les ont fragilisés et donc rendus dangereux pour le public » explique Alain Giordano, adjoint à la ville de Lyon aux espaces verts, qualité de l’environnement. Il détaille : « Chaque année, nous procédons à des abattages pour raisons sanitaires ou sécuritaires et nous effectuons des replantations. Il peut y avoir un décalage car les périodes de plantation ne peuvent être que mars ou octobre afin de donner les meilleures chances de survie aux arbres. »

L’élu annonce que la Ville va replanter 170 arbres sur ce secteur. Le projet de replantation est en cours d’instruction chez les ABF (Architectes Bâtiments de France). Si tout est validé, il faudra toutefois attendre la prochaine saison de plantation soit l’automne 2019.

La ville testera notamment des essences de conifères plus résistantes au réchauffement climatique.

Les mésanges dévoreuses de chenilles processionnaires

Comment lutter contre les chenilles processionnaires qui possèdent des poils urticants microscopiques pouvant provoquer des réactions cutanées importantes, boutons, démangeaisons, lésions oculaires et respiratoires ? La Ville de Lyon a trouvé la parade : la présence de nichoirs à mésanges. Ces petits oiseaux en sont friands et peuvent en consommer en grande quantité. Ainsi, une famille de mésanges consomme quotidiennement 500 chenilles, à tous les stades larvaires. « Le cimetière de Loyasse illustre ce bel exemple. Nous avons constaté la quasi-disparition des chenilles suite à la mise en place des refuges LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux) pour fixer les mésanges » se félicite Alain Giordano, adjoint aux espaces verts à la ville de Lyon.

Nadine MICHOLIN

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