Polémique Incertitude sur le devenir de la vogue d’hiver de Confluence

Traditionnelle barbe à papa.  Photo le Progrès/Marie-Christine PARRA
Traditionnelle barbe à papa. Photo le Progrès/Marie-Christine PARRA
Olivier de Domenichoni et son fils Teddy devant le manège familial . Photo Le Progrès/Marie-Christine PARRA
Olivier de Domenichoni et son fils Teddy devant le manège familial . Photo Le Progrès/Marie-Christine PARRA
Traditionnelle barbe à papa.  Photo le Progrès/Marie-Christine PARRA Olivier de Domenichoni et son fils Teddy devant le manège familial . Photo Le Progrès/Marie-Christine PARRA

Quai Perrache : la vogue vit-elle son dernier hiver en ce lieu en construction ? Si la rumeur a couru, la Ville de Lyon dément. Les forains eux sont en panne d’informations officielles…

« Maintenant qu’on a valorisé les terrains, on veut nous pousser plus loin. On ne correspond plus à l’éthique du quartier », observe Olivier de Domenichoni, un peu désabusé.

La rumeur a couru, voilà quelques semaines, que la vogue d’hiver de la Confluence vivait sa dernière édition sur ce site en construction, propriété de la Métropole. Mais, rien d’officiel… Depuis, les supputations les plus folles courent mais rien de concret. Les forains, au nombre de 60 familles sur le quai Perrache, sont inquiets. Ils se souviennent que la dernière fois, il y a cinq ans, la Ville de Lyon leur avait proposé le Carré de soie. Proposition déclinée.

« Nous, ce qu’on voudrait c’est que toutes les places publiques soient préservées pour pouvoir nous accueillir. Que la fête foraine, rendez-vous populaire par excellence, rentre enfin dans le patrimoine immatériel de la Culture. » Un enjeu d’autant plus important que dans un futur proche les fêtes foraines seront assujetties aux appels d’offres. Entendez par là que les terrains pourront être réservés par des sociétés d’événementiel. Elles choisiront quoi mettre en place et à qui sous louer les emplacements. Sale temps pour les forains qui craignent ce changement de règlement. Pour Teddy de Domenichoni qui suit les pas de son père, à Lyon, la vogue doit rester dans la ville : « Les Lyonnais veulent voguer dans leur quartier, quand ils le décident. Quai Perrache, la vogue d’hiver attire une clientèle familiale mais aussi les visiteurs du musée des Confluences qui viennent s’y détendre. Seul point noir : le manque de places de stationnement. »

> Vogue d’hiver de la Confluence jusqu’au 24 février. www.vogue-hiver-lyon.fr - Pendant les vacances scolaires, ouvert tous les jours de 14 à 21 heures. Accès au site gratuit. Accès Métro A, station Perrache. Tram T1, station Hôtel de Région-Montrochet.

Quai Perrache : un site imparfait mais désormais bien identifié des Métropolitains

Après vingt ans de présence au 75-79, quai Perrache (Lyon 2e), les forains ont trouvé leurs marques dans ce quartier en construction. Les points noirs ? Le stationnement gratuit quasi impossible à proximité des manèges ; l’absence de poubelles dans un lieu qui voit défiler des milliers de personnes chaque année, et un terrain rempli d’ornières.

Lyon et sa fête foraine, c’est une longue histoire chahutée. Installée en 1992, rue Félix-Faure, 1997 voit les forains s’installer boulevard Vivier-Merle. 1998, cap sur Gerland avant de repartir en avril 1999, quai Claude-Bernard. Une dernière halte avant l’installation quai Perrache alors que le projet d’aménagement de la Confluence démarre en douceur, orchestré par la SPL. En 2018, la fête foraine est renommée Vogue d’hiver et se déroule du 15 décembre au 24 février.

M-C. P.

Marie-Christine PARRA

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