PATRIMOINE Derrière la beauté historique de la cour des Voraces, le désarroi des locataires

L’immeuble de la Cour des Voraces abrite des logements gérés par « Habitat et Humanisme ».  Photo Yves LE-FLEM
L’immeuble de la Cour des Voraces abrite des logements gérés par « Habitat et Humanisme ».  Photo Yves LE-FLEM

Chaudière vétuste, punaises de lit, ascenseur souvent en panne, problèmes de sécurité : les habitants de l’immeuble de la Cour des Voraces sont fatigués d’une situation qui s’éternise.

C’est pourtant l’un des lieux emblématiques de Lyon ou du moins des pentes de la Croix-Rousse. La Cour des voraces chargée d’histoire, célèbre pour son monumental escalier de façade de six étages et son impressionnante traboule qui permet de passer du 9 de la place Colbert au 14 de la montée de Saint-Sébastien ou au 29 rue Imbert-Colomès, voit passer des touristes à foison. Mais, derrière la beauté de l’architecture classée comme monument historique, une tout autre histoire se joue depuis trop longtemps, au goût de ceux qui la vivent.

« Depuis 5 ans, il y a des problèmes de chaudière et c’est de pire en pire. Aujourd’hui, l’eau chaude était à peine tiède et il faisait 10°C dans l’appartement », fulmine Pascal, locataire d’un rez-de-chaussée de l’immeuble situé au 14 bis montée Saint-Sébastien, planté au cœur de la cour des Voraces. Pascal se plaint également de la présence de punaises de lit. « J’ai dû changer toute ma literie. Ça m’a coûté 1 800 €».

Laurent, également locataire confirme : «Certains jours, je ne peux pas prendre de douche à cause du manque de chauffage » constate-t-il. Pour faire le point sur l’ensemble des dysfonctionnements et essayer de trouver des solutions communes, le bailleur social « Habitat et Humanisme » a organisé mercredi après-midi, à la Mairie du 1er , une réunion publique réunissant les habitants de l’immeuble, la maire d’arrondissement Nathalie Perrin- Gilbert, son adjoint à la Sûreté et tranquillité publique Elliott Aubin et le Service d’hygiène de la Ville de Lyon.

« Un changement de chaudière semble inéluctable. Une proposition de devis à hauteur de 80 000 euros a été présentée aux deux propriétaires. Nous attendons leur réponse » a précisé Adeline Solvar, chef du pôle logement collectif d’Habitat et Humanisme qui en 1995, avait racheté les lieux.

Une réunion le 14 février pour faire le point sur les punaises de lit

Concernant l’ascenseur, sa porte est voilée et empêche un fonctionnement normal. « Là encore un devis pour les réparations a été proposé. Il faut préciser que le problème provient de dégradations dues à des intrusions de squatters » nuance Sylvie Vincent, coordinatrice au pôle de l’arrondissement.

Pour les punaises, le bailleur a banalisé la journée du 14 février prochain. Ce jour-là, un état des lieux des 56 logements permettra de diagnostiquer les logements à traiter. « Les literies à changer seront prises en charge par Habitat et Humanisme », précise Adeline Solvar. Quant aux problèmes récurrents de sécurité, Elliott Aubin a assuré qu’il demanderait au chef de la police une vigilance accrue dans ce secteur. « Nous allons rediscuter de la fermeture de la traboule », a promis l’élu.

De notre correspondant Yves LE-FLEM

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