Patrimoine La Cité de la gastronomie met déjà Lyon en ébullition

Un YouTubeur chinois suivi par des millions de personnes, pose avec le maire de Lyon Gérard Collomb près de l’autel du dôme. Nul doute que la renommée de la future Cité va débuter très vite dans l’Empire du Milieu. Dans ce bel espace baigné de lumière, la gastronomie lyonnaise sera à l’honneur.  Photo Richard MOUILLAUD
Un YouTubeur chinois suivi par des millions de personnes, pose avec le maire de Lyon Gérard Collomb près de l’autel du dôme. Nul doute que la renommée de la future Cité va débuter très vite dans l’Empire du Milieu. Dans ce bel espace baigné de lumière, la gastronomie lyonnaise sera à l’honneur. Photo Richard MOUILLAUD
L’escalier a gardé son aspect ancien.   Photo Richard MOUILLAUD
L’escalier a gardé son aspect ancien. Photo Richard MOUILLAUD
Le dôme des Quatre rangs, haut de 32 mètres, est splendide,  vu de l’extérieur…  Photo Richard MOUILLAUD
Le dôme des Quatre rangs, haut de 32 mètres, est splendide, vu de l’extérieur… Photo Richard MOUILLAUD
L’entrée de la future Cité, dont l’ouverture est annoncée pour l’automne, s’effectuera par la cour du Grand cloître. De la médecine à l’alimentation, la santé reste présente au sein du Grand Hôtel-Dieu.  Photo Richard MOUILLAUD
L’entrée de la future Cité, dont l’ouverture est annoncée pour l’automne, s’effectuera par la cour du Grand cloître. De la médecine à l’alimentation, la santé reste présente au sein du Grand Hôtel-Dieu. Photo Richard MOUILLAUD
L’apothicairerie de l’hôpital de la Charité reconstituée et magnifiée.  Photo Dominique MENVIELLE
L’apothicairerie de l’hôpital de la Charité reconstituée et magnifiée. Photo Dominique MENVIELLE
… l’intérieur est tout aussi impressionnant.   Photo Richard MOUILLAUD
… l’intérieur est tout aussi impressionnant. Photo Richard MOUILLAUD
Un YouTubeur chinois suivi par des millions de personnes, pose avec le maire de Lyon Gérard Collomb près de l’autel du dôme. Nul doute que la renommée de la future Cité va débuter très vite dans l’Empire du Milieu. Dans ce bel espace baigné de lumière, la gastronomie lyonnaise sera à l’honneur.  Photo Richard MOUILLAUD L’escalier a gardé son aspect ancien.   Photo Richard MOUILLAUD Le dôme des Quatre rangs, haut de 32 mètres, est splendide,  vu de l’extérieur…  Photo Richard MOUILLAUD L’entrée de la future Cité, dont l’ouverture est annoncée pour l’automne, s’effectuera par la cour du Grand cloître. De la médecine à l’alimentation, la santé reste présente au sein du Grand Hôtel-Dieu.  Photo Richard MOUILLAUD L’apothicairerie de l’hôpital de la Charité reconstituée et magnifiée.  Photo Dominique MENVIELLE … l’intérieur est tout aussi impressionnant.   Photo Richard MOUILLAUD

L’ancien Hôtel-Dieu restera un lieu majeur de l’hospitalité et de la convivialité. S’y aménage la Cité de la gastronomie, futur palais du bien manger et de l’histoire lyonnaise.

Il faudra patienter jusqu’à l’automne pour pénétrer sur le site, y découvrir le piano de Paul Bocuse, mais aussi des œuvres d’art, des objets usuels, des ambiances, des photos. Et des chefs bien sûr, garants de découvertes, de partages. Des chefs travaillant des produits de la région, défendant le repas gastronomique français, désormais inscrit à l’Unesco, des chefs étrangers également.

Ce mardi à Lyon, les équipes de MagmaCultura, en charge de la conception du projet, de la gestion et de l’animation du site, et celles de Casson Mann, scénographe de l’exposition permanente, ont présenté leur projet pour la Cité internationale de la gastronomie dont le chiffre d’affaires annuel est estimé à 5,3 millions d’euros.

Sur 4000 m², un lieu d’excellence dédié au grand public

Installée dans la partie la plus ancienne du Grand Hôtel-Dieu rénovée, cette Cité, dont le coût s’élève à 10 millions d’euros, a vocation à devenir « un lieu où se mijotent les innovations », selon David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon. « Un lieu qui permettra à l’excellence lyonnaise de rayonner en France et dans le monde », selon Gérard Collomb, maire de Lyon. Ainsi, tandis que le Sirha (salon international de la gastronomie) bat son plein jusqu’à ce mercredi soir, ce mardi, en écho, l’heure était à découvrir 4 000 m² d’espaces réhabilités et les premières images de ce nouvel équipement pensé comme un lieu d’excellence en même temps qu’un espace dédié au grand public.

Rien à voir avec un musée, même si la valeur patrimoniale est soulignée à travers la très belle salle des archives, ou encore l’apothicairerie de la Charité reconstituée et magnifiée. L’esprit sera plus proche de celui du musée des Confluences, selon Hélène Lafont-Couturier, sa directrice associée au démarrage du projet.

Rappelons quand même que le choix entériné le 9 juillet 2018 par les élus métropolitains, de confier la gestion à Magma Cultura qui est un groupe espagnol, était resté en travers de la gorge d’acteurs locaux. Il n’en fut bien sûr pas question ce jour, face à une équipe ibérique talentueuse et passionnée, emmenée par Natalia Gonzàles, directrice France. La délégation de service public vaut pour huit années. Olé !

Mentionnons aussi que dans ce lieu où a exercé Rabelais, la boucle est bouclée.

Un lieu gourmand

Au menu
La Cité internationale de la gastronomie a vocation à devenir un lieu de découvertes, de rencontres, mais aussi un lieu « d’effervescence gastronomique » autour des thèmes de la nutrition, du plaisir et de la santé.

Y seront proposées, des expos thématiques renouvelées deux fois par an, mais aussi une permanente enrichie des collections de plus de 30 prêteurs (musées lyonnais, particuliers, institutions, chefs, MOF, etc.).

L’espace Banquet
La gastronomie lyonnaise y sera à l’honneur, à travers son histoire. Cet espace très convivial immergera le visiteur « à la table d’un bouchon ». Y figureront, Paul Bocuse, les mères Braziet et Fillioux, les frères Troisgros, Fernand Point, Jacques Pic, à travers des photos, des histoires, des anecdotes, des objets.

Une apothicairerie
Conservée et restaurée, l’ancienne apothicairerie de l’hôpital de la Charité est magnifiée par une projection. Incontournable, l’impressionnant meuble d’origine reprend du service.

Gastrolab et gastroludothèque
Le premier est un espace de coworking destiné aux innovations professionnelles dans les domaines de la gastronomie, de la santé et de la nutrition. Activités et ateliers seront proposés au public. La seconde s’adresse aux familles et aux scolaires et portera sur tout ce qui a trait à la culture culinaire.

Au sommet : les expériences culinaires
Au dernier étage, deux salles ouvertes et une cuisine professionnelle donneront lieu à des démonstrations et des dégustations. S’y dérouleront aussi des événements culturels et gastronomiques pour des publics spécialisés.

L’addition
Le plein tarif est fixé à 12 € et comprend une dégustation, à 8 € pour les 5-18 ans, à 3 € pour les demandeurs d’emploi. Gratuit pour les - 5 ans et les accompagnateurs de personne à mobilité réduite.

300 000 convives par an sont attendus.

Tabata Mey, ancienne de Top Chef, conquise

Natalia Gonzàles, directrice de Magma Cultura et la chef Tabata Mey.  Photo D. MENVIELLE
Natalia Gonzàles, directrice de Magma Cultura et la chef Tabata Mey. Photo D. MENVIELLE

Croisée sur les lieux, Tabata Mey, ancienne de Top chef, aujourd’hui à la tête du restaurant Les Apothicaires à Lyon, s'est dit conquise. « Casson Mann, le scénographe retenu, est à l’origine de la Cité du Vin à Bordeaux. C’est un très bon choix. Bravo ! », a souligné la chef à l’attention de Natalia Gonzàles, directrice de Magma Cultura, entreprise chargée de la conception de la Cité de la gastronomie.

Dominique MENVIELLE

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