Travaux Au parc de la Tête-d’Or, le jardin floral se refait une beauté

Les terrassements dessinent les futures plates-bandes et permettent d’enterrer le système d’arrosage automatique. Cette refonte complète du jardin permettra de mieux mettre en valeur les collections florales.  Photo Sylvie SILVESTRE
Les terrassements dessinent les futures plates-bandes et permettent d’enterrer le système d’arrosage automatique. Cette refonte complète du jardin permettra de mieux mettre en valeur les collections florales. Photo Sylvie SILVESTRE

Le secteur floral du jardin botanique est en chantier pour environ trois mois. Mi-avril, le public pourra découvrir la nouvelle livrée de ce coin du parc inspiré des jardins à la française, où s’épanouissent cannas, pivoines et dahlias.

Disparition des bordures de buis malmenées par la pyrale, rapprochement des pivoines qui seront plantées dans un sol plus adapté, installation d’un système d’arrosage automatique enterré, mais également réorganisation des massifs et des plates-bandes avec des jardinières et des planches de différents niveaux.

Redonner du cachet et améliorer la santé des collections

Depuis le 15 janvier, des travaux de rénovation sont effectués dans le jardin floral et la collection de pivoines. Pendant ce temps, le portail des Trois Grâces, dans le prolongement de l’allée menant au lycée du Parc, est fermé. Le public est invité à emprunter d’autres accès. Ces travaux devraient se terminer mi-avril. L’ensemble du secteur sera alors rouvert au public.

Ce secteur abrite trois collections agréées par le Conservatoire des collections végétales spécialisées (CCVS) avec deux collections nationales (pivoines horticoles et botaniques), une collection agréée (dahlias horticoles), de nombreux cannas et présente chaque année tout une gamme d’obtentions récentes de plantes horticoles.

Les bordures de buis ont dû être éliminées ces dernières années à la suite d’attaques de la pyrale (papillon ravageur). Le substrat des pivoines n’était, quant à lui, plus adapté : il était devenu trop compact et retenait trop l’humidité. Les besoins hydriques de ces deux secteurs n’étant pas du tout les mêmes, les pivoines n’étaient pas dans des conditions de culture optimales.

Le tracé des nouveaux massifs respecte l’identité du jardin botanique

Il était donc devenu indispensable de rénover cette partie vieillissante du jardin botanique pour lui redonner du cachet et améliorer la santé des collections, tout comme l’ont été le jardin alpin et la roseraie historique les années précédentes.

Le projet, né de ce constat, a donc été élaboré avec les acteurs du jardin botanique, des jardiniers au directeur, en passant par les responsables de collection et les médiateurs, ainsi qu’avec les ingénieurs paysagistes de la direction des Espaces verts. Ces derniers ont également fait l’interface avec les architectes des Bâtiments de France, pour que le tracé des nouveaux massifs respecte les conventions patrimoniales, l’identité du jardin botanique et l’histoire du parc de la Tête-d’Or. Les travaux sont conséquents et commencent par une phase de terrassement réalisée par le prestataire Green Style, de Pierre-Bénite.

> Le jardin extérieur est ouvert de 9 à 17 heures jusqu’au mois de mars, jusqu’à 18 heures d’avril à septembre.

Votre opinion ?

Connectez-vous pour commenter

Vous n’avez pas encore de compte ?