Lyon - Gastronomie Le Bistrot du Théodore: l’esprit Bocuse aux Halles de l’Hôtel-Dieu

Benoît Pelisson, manager de l’établissement, Romain Jutard, chef cuisinier, Marco Chopin, propriétaire.  Photo Anthony BABE
Benoît Pelisson, manager de l’établissement, Romain Jutard, chef cuisinier, Marco Chopin, propriétaire. Photo Anthony BABE

C’est le “petit frère” du restaurant Le Théodore à Lyon 6e , signé Marco Chopin, pour déguster des plats traditionnels, à base de bons produits, dans une atmosphère détendue. Du lundi au dimanche, un épatant menu du déjeuner.

Très attendu au sein des Halles du Grand Hôtel-Dieu, le Bistrot du Théodore vient enfin d’ouvrir dans un univers singulier, chic et sobre, signé Eva Myard Interior.

Marco Chopin, qui a fait ses armes pendant 20 ans dans le groupe Bocuse, est ravi d’accueillir les gourmets d’ici et d’ailleurs, pour une pause détente. Le propriétaire du lieu, qui possède également Le Théodore à Lyon 6e , s’est entouré de professionnels, pour la plupart issus du groupe Bocuse, dont le manager Benoit Pelisson et le chef Romain Jutard. Il règne l’esprit d’une cuisine traditionnelle et généreuse, à base de produits de qualité, provenant des commerçants des Halles : Maurice Trolliet (boucherie), Maison Vianney (poissonnerie), La mère Richard (fromages), Guyot (vins) ou encore Pozzoli (pain).

Deux terrasses pour l’été

Dans une ambiance ultra décontractée, qu’il fait bon se restaurer autour du bar-comptoir ou des tables de bistrot ! Le menu du déjeuner avec plusieurs choix, proposé du lundi au dimanche, présente un intéressant rapport qualité-prix, comme nous avons pu le constater, en dégustant la terrine bressane aux foies de volaille, le filet d’églefin à la plancha et sa fondue d’endives à l’orange, et le gigot d’agneau avec écrasée de pommes de terre. À la carte, les tarifs grimpent, mais les belles matières premières sont là, à l’instar du poulet de Bresse rôti, de l’onglet de bœuf à l’échalote, du foie de veau poêlé, du pavé de saumon Bömlo, et de la quenelle de brochet au coulis d’écrevisse.

Et les desserts ? Là encore, le Bistrot du Théodore mise sur la simplicité gourmande et régale avec un baba au rhum ou des gaufres chantilly, sauce chocolat et compote. Le plus ? L’après-midi, sont servis les entrées et desserts de la carte, et l’on peut profiter de la carte des vins (verres de 3,50€ à 5,50€) et des cocktails. La salle est déjà trop petite, vivement l’été, sur les deux terrasses.

Repères

➤  Le Bistrot du Théodore , Halles du Grand Hôtel-Dieu, 21-22-23 quai Jules-Courmont, à Lyon 2e.

Tél. 04.78.82.38.49.

➤  Ouvert dès 9 heures, du lundi au dimanche, sauf le dimanche soir.

➤  Déjeuner (lundi-dimanche). De 19,50 € à 24 €.

Midi et soir : carte (entrées de 9 € à 20 €, plats de 19 € à 26 €, desserts à 6 €) + suggestions.

La recette du chef: terrine bressane aux foies de volaille, salade du marché et condiments.

La recette du chef, une terrine bressane aux foies de volailles Photo Babe Anthony
La recette du chef, une terrine bressane aux foies de volailles Photo Babe Anthony

Ingrédients (pour une douzaine de personnes)
1 kg de barde, 350 g de foies de volaille, 100 g de lard gras, 300 g de gorge de porc, 180 g de jambon blanc, 250 g de crépine, 2 œufs, 1 cuillère à soupe de crème double, 30 g de porto rouge, 30 g de Noilly Prat, 2 échalotes, 1 gousse d’ail, 10 g de farine, 20 g de sel, 12 g de poivre, 8 g de mélange “quatre épices”.

Hacher l’ensemble des viandes achetées chez votre boucher, puis ajouter la farine, les échalotes hachées et l’ail haché.

Mélanger avec le porto rouge et le Noilly Prat, puis ajouter les œufs et le mélange “quatre épices”. Saler et poivrer.

Dans un batteur aux crochets, blanchir la préparation pendant 15 minutes, avant d’ajouter la cuillère à soupe de crème double.

Mouler en terrine et barder à la crépine.

Faire cuire au bain-marie au four, à 180 °C, pendant 35 minutes.

Réserver au frais pendant au moins 2 h 30.

Démouler et servir avec un bouquet de salade, des cornichons et des radis.

Vin conseillé: Coteaux-du-lyonnais. Cuvée L’Esprit d’Agathe. Guyot. 2017.

Christel REYNAUD

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