Lyon 9e Un jardin potager sur le toit d'un immeuble de bureaux: un pari plus que réussi

Le jardin potager aménagé sur le toit de Groupama en 2016, dans un premier temps à titre expérimental.  Photo A. D.
Le jardin potager aménagé sur le toit de Groupama en 2016, dans un premier temps à titre expérimental. Photo A. D.
Haricots beurre du Mont-d’Or, Gloire de Lyon ou encore laitue surprise de Monplaisir… On produit des variétés locales sur les toits de Vaise. Photo E. BABE
Haricots beurre du Mont-d’Or, Gloire de Lyon ou encore laitue surprise de Monplaisir… On produit des variétés locales sur les toits de Vaise. Photo E. BABE
Le jardin potager aménagé sur le toit de Groupama en 2016, dans un premier temps à titre expérimental.  Photo A. D. Haricots beurre du Mont-d’Or, Gloire de Lyon ou encore laitue surprise de Monplaisir… On produit des variétés locales sur les toits de Vaise. Photo E. BABE

Planter des légumes, de surcroît des variétés anciennes et locales, sur le toit d’un immeuble de bureaux en plein 9e arrondissement… Presque une première à Lyon. Cette aventure est née un jour de 2016, à la suite d’une rencontre entre le directeur général de Groupama Rhône-Alpes Auvergne et La Marmite Urbaine, spécialisée dans ces questions, via l’association Émergences. L’idée est d’installer des variétés diverses sélectionnées par les spécialistes du CRBA (Centre de ressources de botanique appliquée) dans plusieurs bacs sur quelque 80 mètres carrés. À titre expérimental. Afin d’observer la résistance des plantes à la chaleur, au peu d’eau ou au peu de terre. Le projet, innovant, a séduit l’entreprise.

Aujourd’hui, c’est l’abondance

Les données ont certes un peu changé. Depuis 2017, un maraîcher lyonnais, Philippe Zerr, a été embauché pour continuer à cultiver le jardin. Il vend la production tous les mercredis, via un petit marché organisé sur place, en face de la conciergerie de l’immeuble. Les légumes sont destinés aux collaborateurs de l’entreprise – ils sont 600 – et même aux passants.

« La première phase, expérimentale, s’est arrêtée. Elle nous a été très précieuse », indique Isabelle Le Marre, chargée de mission Sponsoring et Mécénat chez Groupama. Et même concluante, car les promoteurs du projet font face « à des conditions extrêmes de cultures sur les toits ». Le lieu est très venté, et l’été, c’est un four. Le résultat a été jugé « bluffant pour tout le monde ». La qualité de production est au rendez-vous. L’abondance aussi.

300 kg de légumes récoltés en 2018

La seconde phase en cours, aujourd’hui, est « un maraîchage classique, avec la volonté de faire pousser des légumes et des plantes à valeur ajoutée. » Philippe Zerr devait pouvoir se rémunérer en étant présent dix heures par semaine au moment où la production est la plus forte. L’objectif est atteint.

C’est donc « une belle expérience que l’on veut poursuivre, ajoute la chargée de mission. À court terme, le jardin reste en l’état. Mais nous sommes ouverts à des projets innovants… »

Le site fait en tout cas l’objet d’une réflexion pour « définir la suite à donner ». L’un des acteurs du projet, l’association La Marmite Urbaine, ayant été dissoute en décembre dernier.

L’idée est concluante, suffisamment pour continuer l’aventure. La production, environ 300 kg de légumes récoltés en 2018, part rapidement. « On constate une acuité de plus en plus forte sur ces jardins urbains. Pour moi, estime Isabelle Le Marre, il y a quelque chose à engager, mais il faut commencer doucement ». Ici, l’agriculture urbaine a investi terrasses et potager au sol sur une centaine de mètres carrés. La formule privilégie les circuits courts et les produits frais… On est dans l’air du temps.

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