Lyon Ces “traceurs” qui éprouvent une sensation de liberté avec le parkour

Tous les premiers dimanches du mois, de 10 à 17 heures, Sacha Fontaine (accroupi au centre pull gris) donne rendez-vous aux adeptes du parkour, quel que soit leur âge ou leur niveau pour une journée en toute liberté.  Photo Nadine MICHOLIN
Tous les premiers dimanches du mois, de 10 à 17 heures, Sacha Fontaine (accroupi au centre pull gris) donne rendez-vous aux adeptes du parkour, quel que soit leur âge ou leur niveau pour une journée en toute liberté. Photo Nadine MICHOLIN
Valery (21 ans) et Sacha (18 ans) basculent de l’autre côté de la faille.  Photo Nadine MICHOLIN
Valery (21 ans) et Sacha (18 ans) basculent de l’autre côté de la faille. Photo Nadine MICHOLIN
Tous les premiers dimanches du mois, de 10 à 17 heures, Sacha Fontaine (accroupi au centre pull gris) donne rendez-vous aux adeptes du parkour, quel que soit leur âge ou leur niveau pour une journée en toute liberté.  Photo Nadine MICHOLIN Valery (21 ans) et Sacha (18 ans) basculent de l’autre côté de la faille.  Photo Nadine MICHOLIN

Tous les premiers dimanches du mois, les adeptes du parkour se retrouvent à de 10 à 17 heures pour franchir le mobilier urbain de Lyon à la recherche de sensations, de liberté et d’amitié.

On les appelle les “traceurs”. Ils sont étudiants ou jeunes travailleurs, âgés entre 20 et 30  ans. En baskets et survêtements, ils se sont donné le mot sur les réseaux sociaux pour se retrouver ce premier dimanche du mois de janvier à l’appel de Sacha Fontaine, enseignant à l’école Kimeo de La Mulatière où se trouve la plus grande zone de parkour (PK) indoor de France.

Dénominateur commun : la pratique de cette discipline sportive qui consiste à franchir successivement divers obstacles urbains ou naturels, par des mouvements agiles et rapides et sans l’aide de matériel. Courses, sauts, gestes d’escalade, déplacements en équilibre, franchissements, ils évoluent dans l’espace avec aisance, souplesse et une jubilation intérieure.

En toute simplicité, Sacha Fontaine guide le groupe à travers le quartier de Gerland, tout d’abord devant les escaliers du métro à 10 heures, puis, sur le parking, rue du Vercors, et le parc de l’École normale supérieure de Lyon (ENS).

À 18 ans, ce jeune diplômé du certificat de qualification professionnelle (CQP) animateur de loisirs sportifs pratique le parkour depuis sept ans : « Le parkour, c’est 70 % de renforcement musculaire et 30 % de technique. Il faut de la musculation et de la souplesse ».

Séduit par cette discipline sportive autonome inventée dans les années 1990 par David Belle (1) , il enseigne en salle depuis septembre et aime se retrouver en plein air avec d’autres adeptes de tous horizons, quel que soit leur niveau ou leur âge.

« En salle, la pratique est plus ouverte, dès 7 ans. J’ai même un élève de 70  ans ! À l’extérieur, il faut trouver des lieux qui soient nourrissants. Il nous arrive aussi d’aller du côté de la Part-Dieu. On se regroupe le premier dimanche du mois. C’est la détente. Pour débuter, il vaut mieux être encadré. En plein air, ce sport demande plus de conscience pour ne pas se blesser », avoue Sacha. Il dévoile :  «  On commence par les mouvements avec amortis pour les impacts et après on peut aborder les techniques. On essaie d’avoir deux appuis sur le bloc avec les mains et/ou les pieds, les sauts à pieds joints. Il faut doser la puissance de nos sauts. Dès que les gens se sentent à l’aise, ils peuvent accéder à des mouvements plus difficiles. »

Charlie (27 ans), Kim (23 ans), Bastien (20 ans), Geoffray (24 ans), Guillaume (22 ans), Valéry (21 ans)… Tous cultivent ce goût et cette sensation de liberté à travers le parkour. Ils aiment apprendre à connaître leur corps, à le respecter. Être créatif, s’adapter au mobilier urbain pour trouver d’autres figures à exploiter. On sent la notion de respect et de partage.

Ce dimanche 6 janvier, une jeune fille Kim (23 ans) venue spécialement de Grenoble a voulu découvrir le parkour à Lyon : « Je pratique le tir à l’arc, l’équitation et la randonnée. Avec le parkour, on redevient enfant, comme quand on sautait, on bougeait. On fait connaissance avec son corps, ça m’impressionne. »

(1) Sept membres fondateurs ont popularisé le parkour en France en 2001 grâce au film Yamakasi.

pratique Retrouvez en images notre diaporama sur le site internet www.leprogres.fr Plus d’infos : Facebook : Kimeo - Parkour Lyon. Instagram : @sachapkf

Le parkour, c’est 70 % de renforcement musculaire et 30 % de technique

Sacha Fontaine , enseignant à l’école Kimeo de la Mulatière

Nadine MICHOLIN

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