BASKET Alexis Ajinça : « L’Asvel m’a compris »

Les 2,16m, la « main », la vision du jeu et l’expérience d’Alexis Ajinça devraient faire beaucoup de bien à l’Asvel sur les scènes françaises et européennes.  Photo Joël PHILIPPON
Les 2,16m, la « main », la vision du jeu et l’expérience d’Alexis Ajinça devraient faire beaucoup de bien à l’Asvel sur les scènes françaises et européennes. Photo Joël PHILIPPON

L’ancien joueur de Charlotte, Dallas, Toronto et de la Nouvelle Orléans est ravi de pouvoir se relancer avec l’Asvel, où il a signé six mois.

Le Stéphanois (2,16m, 30 ans), arrivé en milieu de semaine dernière à « Saint-Exupéry », a été présenté ce lundi 7 janvier à l’Astroballe, où il entend relancer sa carrière, en sommeil depuis un an et demi en raison de problèmes aux genoux.

Récemment « coupé » par les Clippers de Los Angeles, qui lui ont tout de même versé son salaire, l’ancien champion d’Europe (2013 avec l’équipe de France de Tony Parker et Nicolas Batum), qui a joué 293 matches en NBA, devrait être qualifié pour la rencontre de ce soir contre Ulm.

Mais, s’il affiche une forme étonnante pour un joueur étant resté aussi longtemps inactif et une immense motivation, il pourrait, plutôt, débuter samedi à Nanterre avec le club de T.P, de son grand ami Nicolas Batum et de Gaëtan Muller. Un club qui a encore un peu plus affiché ses ambitions en enrôlant un joueur qui avait été très dominant, en 2012 et 2013, avec Strasbourg, terminant deuxième meilleur marqueur de la saison régulière d’Euroligue avant de retourner aux Etats-Unis.

Pourquoi l’Asvel ?

« J’ai eu l’opportunité de venir à l’Asvel, qui me proposait de signer pour sept ans, quand je suis sorti de l’Insep. Mais je ne voulais pas signer sept ans. Je trouvais ça trop long. Tout simplement. Ensuite, cela fait dix ans que je vis à Charlotte et Tony (Parker) et Nicolas (Batum) ont voulu me rencontrer pour me parler du projet et savoir s’il pourrait m’intéresser. Nous nous sommes vus et j’ai accroché.

L’Asvel, c’est à côté de chez moi et cela a joué pour que je puisse être à côté de ma famille. C’est une équipe qui me donne l’opportunité de pouvoir revenir à mon rythme après une saison où je n’ai pas joué. Ils m’ont compris et c’était très bien pour moi.

Le fait de pouvoir parler avec Nicolas, et même un peu avec Tony, malgré ce qu’il s’est passé avec l’équipe de France (NDLR : Ajinça avait eu un différend avec TP il y a quelques années), a joué. Et je me suis dit : « pourquoi pas jouer pour une équipe de potes ? J’en avais voulu à Tony parce que c’était public. Mais, à la base, nous sommes potes et, entre amis, à un moment, vous êtes capables de passer un cap et d’oublier ça. Et rester très bons potes. »

Un challenge ?

« Pas de revenir en championnat de France, que je connais très bien. Mais au plus haut niveau, oui. C’est la meilleure option. Ce n’était pas une question d’argent, plutôt sportive. Ce qui m’intéressait, c’était un projet et de jouer dans un club qui n’allait pas me forcer à jouer tout d’un coup trente minutes. J’aime bien le fait de ne pas arriver en messie. L’équipe tourne déjà très, très bien, les joueurs sont très sérieux, s’entraînent dur et bien et je suis dans une situation idéale. »

L’équipe de France

« C’est terminé et c’est mieux comme ça. J’ai deux enfants et maintenant, je préfère passer les étés avec eux. Même si c’est toujours un plaisir de porter le maillot. »

L’état de ses genoux

« Je traînais des tendinites aux deux genoux depuis que j’ai treize ou quatorze ans. J’ai essayé d’éviter les opérations mais, au bout d’un moment, je ne pouvais plus tenir les douleurs, enchaîner les entraînements et quatre-vingt-deux matches de saison régulière. Aujourd’hui, tout va bien. Mes genoux sont à 100 %. »

Le numéro 42

« Ce n’est pas ordinaire à Lyon mais c’est un numéro que je porte depuis huit ans. C’est quelque chose que je voulais absolument avoir pour représenter ma région, ma ville, dont je suis très fier. Je n’allais pas changer de numéro juste parce que j’arrive à Lyon ! Et ce n’est pas une pique que j’envoie aux supporters de l’OL ! »

La NBA

« Elle reste ma priorité, tout simplement parce que ma femme est Américaine et que ma vie est aux Etats-Unis. C’est sûr que c’est dans ma tête. Après, si cela ne se fait pas, je vais regarder les options, l’Euroligue jouera et le fait que l’Asvel la dispute est important. Mais on verra alors s’ils sont contents de moi ! »

Recueilli par Luc PAGANON

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