Calendrier Les rameurs du club d’aviron en tenue d’Ève et d’Adam pour 2019

Les sportives incarnent des femmes fortes, comme Rosie la riveteuse, l’ouvrière américaine passée au statut d’icône féministe.  Photo Les dieux de l’Aviron
Les sportives incarnent des femmes fortes, comme Rosie la riveteuse, l’ouvrière américaine passée au statut d’icône féministe. Photo Les dieux de l’Aviron
David Grandclément (à gauche) interprète le rôle d’Adam dans la création d’Adam de Michel-Ange.  Photo  Les dieux de l’Aviron
David Grandclément (à gauche) interprète le rôle d’Adam dans la création d’Adam de Michel-Ange. Photo Les dieux de l’Aviron
Les sportives incarnent des femmes fortes, comme Rosie la riveteuse, l’ouvrière américaine passée au statut d’icône féministe.  Photo Les dieux de l’Aviron David Grandclément (à gauche) interprète le rôle d’Adam dans la création d’Adam de Michel-Ange.  Photo  Les dieux de l’Aviron

Pour la 7e  année consécutive, les sportifs du club d’Aviron de Lyon-Caluire ont posé dévêtu pour illustrer leur calendrier de l’année 2019. Ce n’est ni vulgaire, ni choquant. Bien au contraire. On aime.

Les dieux du Stade. Ou plutôt les dieux et les déesses de la Saône. Depuis sept ans maintenant, les rameurs du club d’Aviron de Lyon-Caluire réalisent un calendrier en mode nu intégral. Les corps se dévoilent, mais les clichés restent pudiques. Et la communication autour ajoute un soupçon d’autodérision à la chose, qui fait qu’on l’apprécie d’autant plus.

« Réalisé par les photographes Gaëtan Tollet (un rameur, Ndlr) et Mimygraphy (sœur de Vincent Noirot, un autre rameur du club, Ndlr), l’objet mural de tous les désirs contient quatorze pages, avec plusieurs photographies par page, et promet déjà une année 2019 des plus torrides. Ces rameurs en tenue d’Adam ne sont pas que musclés : ils sont aussi très beaux, et les douze hommes donnent tout dans ce calendrier et chatouillent vos hormones », annonce le club qui « montre toutes les facettes de son sport » pour faire la promotion de son calendrier 2019.

Monsieur mars et Monsieur novembre

Un calendrier qui a tout d’un grand. « Au fil du temps, on s’est amélioré. Mais quand on regarde le calendrier de 2012, on rigole. Je me souviens, on oubliait d’enlever nos montres et nos chaussettes. Et ensuite, il fallait utiliser un logiciel de retouche », raconte David Grandclément, l’un des membres du club. On découvre l’homme au fil des pages, posant à la montagne dans sa tenue d’Adam, avec un de ses collègues. Ils sont Messieurs mars et novembre 2019. D’autres photos ont été prises sous la douche, dans les vestiaires, sur l’eau, en pleine séance de musculation ou dans le hangar à bateaux… Ils sont en stage, en vacances ou en bord de Saône. Des coulisses, on ne saura pas grand-chose, si ce n’est qu’il a fallu parfois éloigner les curieux ou les promeneurs égarés qui auraient pu se retrouver à l’insu de leur plein gré sur les lieux du shooting. Des coulisses, on saura que, pour eux, se dévêtir face à l’objectif n’était pas si compliqué qu’on pourrait l’imaginer. « On est ensemble toute l’année, on partage les mêmes vestiaires, on se douche ensemble. Ce n’est pas tabou », confie David Grandclément. Le making-of tourné pour 2018 le confirme. Les modèles sont détendus, s’amusent et prennent du plaisir, les garçons autant que les filles, qui, depuis l’an dernier ont elles aussi fait leur entrée dans ce calendrier coquin. « Cette année, elles sont encore plus nombreuses. Le but étant, peut-être, l’an prochain, qu’on fasse deux calendriers. Un féminin et un masculin. Il y a une vraie demande », explique encore David Grandclément.

Les sportives ont un joli rôle et incarnent des femmes fortes, à l’image de Mia Wallace (Uma Thurman) dans le film Pulp Fiction de Quentin Tarantino, ou encore Rosie la riveteuse , l’ouvrière américaine passée au statut d’icône féministe.

Au fil des pages et des mois, le curieux pourra ainsi s’amuser à chercher les références au 7e  art, à la peinture ou encore à l’iconographie populaire. Pour David Grandclément, on pense à la création d’Adam, l’une des fresques peintes par Michel-Ange sur la voûte du plafond de la chapelle Sixtine. Rien que ça…

Et le prix ?

Le calendrier est en vente au prix de 15 €. Les fonds récoltés iront au club sportif de l’ACLC (Aviron club de Lyon-Caluire). Cette année comme l’année dernière, le club fait profiter une association de la réussite de ce projet. En 2014, il avait reversé une partie des gains à l’association humanitaire Willsport. De 2015 à 2018, c’est l’association américaine GLRCF (Gay + lesbian rowing federation) qu’il soutenait. Leur objectif est de se battre contre l’homophobie dans le sport. « C’est un objectif qui nous tient à cœur », dit-on au club.

Le calendrier est en vente sur le site www.dieuxdelaviron.com

Tatiana VAZQUEZ (avec Sylvain PIALOT)

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